Si ce n'est que selon wikipedia, l'EFF "défend la liberté d'expression sur internet", et ne semble pas avoir d'antenne en France.
Le fait que son action soit orientée au champ de l'électronique me semble à la fois révélateur et pernicieux:
- Révélateur de l'histoire récente de la culture libre, qui naît des libertés offertes par l'électronique.
- Pernicieux car cela suppose de fait une distinction entre des champs culturels ayant en puissance des règles de droit différentes.
Or je défends l'idée d'une culture libre étendue au domaine de la vraie vie.
Cela me semble d'autant plus nécessaire que l'assise juridique d'un droit d'auteur limité en temps, mais étendu au domaine du logiciel, passe, à mon avis, par la résolution du conflit entre la sphère électronique et la sphère naturelle.
Nous pouvons résoudre ce conflit par:
- naturalisation de la spécificité de l'électronique par des mesures techniques, des lois et des dispositifs de contrôle.
- distinction de domaines culturels différents, lieux d'usages culturels différents.
- élévation de la culture naturelle à la culture libre.
Actuellement le débat d'idée a lieu entre la première et la deuxième solution. Il faudrait le porter entre la première et la troisième. Or la troisième solution est à mon avis mal représentée par une "Electronic Frontier Foundation".
[^] # Re: de la nécessité du lobbying pour la culture libre
Posté par Sygne (site web personnel) . En réponse à la dépêche Campagne Sound Copyright contre l'allongement des droits des artistes-interprètes. Évalué à 1.
Le fait que son action soit orientée au champ de l'électronique me semble à la fois révélateur et pernicieux:
- Révélateur de l'histoire récente de la culture libre, qui naît des libertés offertes par l'électronique.
- Pernicieux car cela suppose de fait une distinction entre des champs culturels ayant en puissance des règles de droit différentes.
Or je défends l'idée d'une culture libre étendue au domaine de la vraie vie.
Cela me semble d'autant plus nécessaire que l'assise juridique d'un droit d'auteur limité en temps, mais étendu au domaine du logiciel, passe, à mon avis, par la résolution du conflit entre la sphère électronique et la sphère naturelle.
Nous pouvons résoudre ce conflit par:
- naturalisation de la spécificité de l'électronique par des mesures techniques, des lois et des dispositifs de contrôle.
- distinction de domaines culturels différents, lieux d'usages culturels différents.
- élévation de la culture naturelle à la culture libre.
Actuellement le débat d'idée a lieu entre la première et la deuxième solution. Il faudrait le porter entre la première et la troisième. Or la troisième solution est à mon avis mal représentée par une "Electronic Frontier Foundation".
(L'idée de Lessig est même absolument nécessaire)