Je suis heureux de voir que des gens se posent des questions sur l'impact écologique de l'usage des PC. Effectivement, doubler la durée de vie d'une machine obsolète, même si sa consommation n'est pas optimisée, est à mettre en balance avec l'impact écologique de la fabrication d'un matériel neuf.
Quelques réflexions sur le sujet: bricolant sur des machines de récupération, même en amateur, je suis frappé de la qualité de fabrication de certaines machines de marque quant à la robustesse du châssis, au silence du ventilateur, à la facilité de montage/démontage (j'ai toujours chez moi quelques Compaq Deskpro avec Pentium II absolument inusables) quand je les compare à des produits montés par de petits assembleurs.
Je ne jette pas la pierre à ces derniers; je présume que ne disposant pas des mêmes conditions pour l'achat des licences, et ne bénéficiant pas des possibilités d'économies d'échelle, ils sont bien forcés de grapiiler sur la qualité de la ferraille pour être compétitifs.
Mais mon sentiment est qu'on a tendance à négliger la qualité de ces parties non «nobles» d'un PC, alors qu'elles influent notablement sur leur durée de vie et le confort d'utilisation (silence).
Ca me fait donc toujours mal au coeur d'envoyer à la poubelle de telles machines, qui malgré un niveau de performance dépassé, possèdent toujours un lecteur de cdrom, une carte son, une carte réseau, etc.
Une logique écologique voudrait qu'on n'y remplace que l'ensemble carte-mère/processeur/mémoire.
J'ai été parfois tenté de le faire, mais cela me coûtait plus cher pour la carte seule que d'acheter une machine complète d'occasion plus récente.
Nous vivons une situation complètement déréglée par l'obsolescence accélérée (et programmée) du matériel, qui a pour effet que les services nécessaires à la maintenance ou la mise à jour du matériel sont trop onéreux par rapport au coût du matériel neuf.
Situation qui a son origine dans ce qui me semble une entente implicite entre constructeurs et Microsoft, qui n'arriverait pas à fourguer ses systèmes d'exploitation en dehors du renouvellement du matériel (vous connaissez beaucoup de gens qui achètent windows dans sa boîte ?)
Situation qui trouve aussi son origine dans les coûts humains et environnementaux non facturés de la fabrication de nos matériels en extrême-orient, coûts que nous laisserons à nos petits-enfants. Mais cela est une autre histoire. Exprimer l'idée que nous ne payons pas assez cher certains produits n'est pas politiquement acceptable aujourd'hui.
L'informatique n'est pas seule concernée; voulez-vous entendre l'histoire de nos tomates espagnoles récoltées par des sans-papiers africains réduits à l'état d'esclavage?
[^] # Re: Développement durable ?
Posté par gvdmoort . En réponse à la dépêche Quand Logiciel Libre rime avec Développement Durable.. Évalué à 10.
Quelques réflexions sur le sujet: bricolant sur des machines de récupération, même en amateur, je suis frappé de la qualité de fabrication de certaines machines de marque quant à la robustesse du châssis, au silence du ventilateur, à la facilité de montage/démontage (j'ai toujours chez moi quelques Compaq Deskpro avec Pentium II absolument inusables) quand je les compare à des produits montés par de petits assembleurs.
Je ne jette pas la pierre à ces derniers; je présume que ne disposant pas des mêmes conditions pour l'achat des licences, et ne bénéficiant pas des possibilités d'économies d'échelle, ils sont bien forcés de grapiiler sur la qualité de la ferraille pour être compétitifs.
Mais mon sentiment est qu'on a tendance à négliger la qualité de ces parties non «nobles» d'un PC, alors qu'elles influent notablement sur leur durée de vie et le confort d'utilisation (silence).
Ca me fait donc toujours mal au coeur d'envoyer à la poubelle de telles machines, qui malgré un niveau de performance dépassé, possèdent toujours un lecteur de cdrom, une carte son, une carte réseau, etc.
Une logique écologique voudrait qu'on n'y remplace que l'ensemble carte-mère/processeur/mémoire.
J'ai été parfois tenté de le faire, mais cela me coûtait plus cher pour la carte seule que d'acheter une machine complète d'occasion plus récente.
Nous vivons une situation complètement déréglée par l'obsolescence accélérée (et programmée) du matériel, qui a pour effet que les services nécessaires à la maintenance ou la mise à jour du matériel sont trop onéreux par rapport au coût du matériel neuf.
Situation qui a son origine dans ce qui me semble une entente implicite entre constructeurs et Microsoft, qui n'arriverait pas à fourguer ses systèmes d'exploitation en dehors du renouvellement du matériel (vous connaissez beaucoup de gens qui achètent windows dans sa boîte ?)
Situation qui trouve aussi son origine dans les coûts humains et environnementaux non facturés de la fabrication de nos matériels en extrême-orient, coûts que nous laisserons à nos petits-enfants. Mais cela est une autre histoire. Exprimer l'idée que nous ne payons pas assez cher certains produits n'est pas politiquement acceptable aujourd'hui.
L'informatique n'est pas seule concernée; voulez-vous entendre l'histoire de nos tomates espagnoles récoltées par des sans-papiers africains réduits à l'état d'esclavage?