• [^] # Re: Qui est responsable de l'inaction ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Vente liée de Windows : n'hésitez plus à faire appel à la justice !. Évalué à 10.

    D'avance pardon, je suis probablement hors-sujet.

    Microsoft a un millier d'employés en France et un chiffre d'affaire ridicule.

    En effet, c'est une des techniques qu'utilisent les multinationales pour payer moins de charges/taxes/impôts. Techniquement, l'entité française vend son produit à l'entité américaine, indienne, etc. Pour payer moins, le vendre à bas coût à l'entité implantée dans le pays le moins disant fiscalement. En gros, déclarer la plus grosse part du profit là où il est le moins taxé.

    Lors de mon embauche dans ma multinationale américaine en France, j'ai demandé au patron du site ce qui empêchait la boîte de déclarer presque tout son bénéfice là où il était le moins taxé. En gros, "jusqu'où ça passe ?". Il m'a dit qu'il ne savait pas.

    Le discours de Microsoft, c'est aussi que de nombreux emplois sont créés grâce à Microsoft. En réalité, ce sont des gens qui pourraient travailler sur d'autres systèmes si le marché était différent.

    C'est vrai sur d'autres marchés. On entend souvent dire des entreprises qu'elles créent des emplois. C'est une formule qui agace à la longue. Sans vouloir nier les difficulté à "créer sa boîte", dire des fonds d'investissements prédateurs qui rachètent des entreprises qu'ils créent des emplois, c'est un peu se moquer du monde.

    Plus généralement c'est une formidable réussite des "capitalistes" que d'avoir fait passer l'idée qu'ils donnent des emplois, et qu'ils créent (ex nihilo ?) de la richesse, alors qu'on pourrait penser que ce sont les salariés (les "travailleurs") qui produisent la valeur, et les capitalistes qui en récupèrent une partie au nom de leur investissement (donc prise de risque, etc.). Partie toujours plus grosse (+9 points ces 25 dernières années selon http://hussonet.free.fr/parvabis.pdf). Je ne conteste même pas le fait que le capital soit rémunéré, je souligne simplement que les mots ont leur importance et que les termes "création d'emploi", "création de richesse", etc, sont passés dans le langage courant comme des évidences. L'existence de ces concepts n'est pas neutre.