• [^] # Re: sans vergogne

    Posté par . En réponse à la dépêche Sortie de la première version stable d'OpenVAS (fork Nessus). Évalué à 4.

    Ça ne peut être que le premier cas, sinon, ça serait déja au tribunal cette affaire, la GPL est robuste à ce sujet.

    Je pense que l'idée de la phrase, c'est que les concurrents utilisent les droits de la GPL sans vraiment jouer le jeu : il est tout à fait possible de tout faire pour pourrir le principe de la GPL, par exemple en n'acceptant de ne distribuer le code qu'aux clients et que sur demande, en ayant modifié le code de manière à rendre les patches incompatibles (noms de fonctions ou de variables changés...).

    On se heurte alors à ce qui est, à mon avis, le plus gros défaut du logiciel libre dans la logique économique : le seul avantage de la boite qui produit le logiciel par rapport à ses concurrents est son expertise (i) dans la formation des gusses qui vont utiliser le logiciel, et (ii) dans le développement, par exemple pour corriger un bug ou ajouter une fonctionnalité (et donc avoir un temps d'avance sur les concurrents). Or, ces deux points "fonctionnent" mieux si (i) le logiciel n'est pas trivial à utiliser (une doc un peu fainéante, un conmportement pas intuitif...), et (ii) les modifications du code ne sont pas trop faciles (s'il y a des effets de bords, des bidouilles pas très propres etc, il faut bien connaitre l'ensemble du soft avant de modifier quoi que ce soit). Il n'est donc pas vraiment utile pour une boite de produire un logiciel libre bien fignolé, car elle prend le risque de financer le gain de productivité des concurrents qui lui "piratent" le soft. Bien sûr, elle se coupe aussi des contributions de la communauté, mais je ne suis pas sûr que ce type de projet ait vraiment besoin de contributions sous forme de patches (j'imagine que ce qu'ils souhaitent, c'est plus des rapports de bugs; j'imagine mal un informaticien bosser sur les ordres de son patron pour envoyer un beau patch à la boîte qui leur vend déja du service). J'ai donc l'impression que le meilleur logiciel libre commercial est un logiciel puissant (nombreuses fonctionnalités, efficacité, rapidité...) et demandant de l'expertise à l'utilisation (vente de service derrière), et c'est un equilibre difficile à entretenir à long terme.