La quantité de planqués dépend énormément du système. Le système universitaire francais à tendance à transformer en planqués des gens motivés au départ. Attention je ne dis pas qu'au final ils sont une majorité, mais ils sont clairement plus nombreux qu'ils devraient être.
Beaucoup de jeunes chercheurs recrutés comme permanents sont lachés dans d'obscurs labos, trop petits, ou l'activité de recherche est souvent faible. Et comme on manque d'enseignants, on les pousse à faire un max d'heures sup. Eux ils acceptent (les pressions sont souvent importantes, et puis c'est vrai que 700 euros par mois quand on en gagne 1800, ce n'est pas rien), et bien sur ils n'ont plus le temps de faire de la recherche, et décrochent. Il faut s'imaginer ce que c'est pour un chercheur d'essayer de se motiver quand il est déja débordé, seul, qu'il n'y a personne autour de lui pour s'intéresser à ses travaux, et que de toute facon tout le monde se fout de savoir si il fait de la recherche ou pas.
Après, au bout de 4 ou 5 ans, ils commencent à souffler un peu au niveau enseignement (moins de préparation nécessaire), mais pour reprendre le train en marche, c'est pas gagné...
Voila, c'est un peu hors sujet, mais je crois que la plupart des gens hors du système ont une vision trop tranchée et caricaturale de ce qu'est un planqué / non planqué à l'université. C'était juste pour montrer que les choses ne sont pas simples.
[^] # Re: Et après ça ..
Posté par Hal9000 . En réponse à la dépêche Prix Turing 2007 pour la vérification de modèles. Évalué à 9.
Beaucoup de jeunes chercheurs recrutés comme permanents sont lachés dans d'obscurs labos, trop petits, ou l'activité de recherche est souvent faible. Et comme on manque d'enseignants, on les pousse à faire un max d'heures sup. Eux ils acceptent (les pressions sont souvent importantes, et puis c'est vrai que 700 euros par mois quand on en gagne 1800, ce n'est pas rien), et bien sur ils n'ont plus le temps de faire de la recherche, et décrochent. Il faut s'imaginer ce que c'est pour un chercheur d'essayer de se motiver quand il est déja débordé, seul, qu'il n'y a personne autour de lui pour s'intéresser à ses travaux, et que de toute facon tout le monde se fout de savoir si il fait de la recherche ou pas.
Après, au bout de 4 ou 5 ans, ils commencent à souffler un peu au niveau enseignement (moins de préparation nécessaire), mais pour reprendre le train en marche, c'est pas gagné...
Voila, c'est un peu hors sujet, mais je crois que la plupart des gens hors du système ont une vision trop tranchée et caricaturale de ce qu'est un planqué / non planqué à l'université. C'était juste pour montrer que les choses ne sont pas simples.