Pour prendre l'exemple d'une plate-forme d'un client qu'on est en train de refaire (l'ancienne a 3 ans et montre ces limites en terme de performances), toute la partie principale (grosso modo l'hébergement des sites soit 7 serveurs) n'est pas virtualisée. On sait qu'on a besoin de beaucoup de ressources et on ne veut pas la déstabiliser avec d'autres services.
Par contre, on a galéré pendant les 3 ans pour gérer des services annexes répartis sur plusieurs autres serveurs. Certains étaient petits au début et ont trop grossi pour qu'on les laisse perturber les autres services d'une machine. Pour d'autres, on avait prévu large et finalement, ça a vivoté. Du coup, on a pas mal galéré à déplacer les services, les réorganiser...
On a maintenant 4 machines banalisées pour ces services. Chaque service est dans un VServer et s'il y a besoin de les balader, ça se fera de manière plutôt transparente.
Le principe du "j'ai un serveur qui tombe, je perds n services" n'est pas forcément pertinent vu qu'on ne peut pas vraiment se permettre de perdre ne serait-ce qu'un service. Donc, les VServers sont doublés sur les 4 machines (ce qui aurait été chiant à faire sinon parce que tous les services auraient été mélangés).
En l'occurrence, on n'a pas moins de serveurs qu'avant sur la plate-forme. On est passé de 17 à 15 mais juste parce qu'on a supprimé une couche intermédiaire. Par contre, c'est plus propre, on peut la faire évoluer plus facilement et on sera serein sur les démarrages de nouvelles fonctionnalités ou pour l'évolution des anciennes. Pas besoin de prévoir 2 serveurs dès le départ, on monte 1 ou 2 VMs pour les différents services et on attend de voir ce que cela donne.
Après pour prendre un autre exemple avec de la vraie virtualisation, c'est aussi très pratique sur des machines d'intégration pour avoir plein d'environnements différents.
Clairement, il y a un gros effet de mode actuellement mais derrière il y a des vrais besoins et cela apporte vraiment quelque chose sur le plan pratique.
[^] # Re: Bof
Posté par Guillaume Smet (site web personnel) . En réponse à la dépêche Livre blanc Bearstech sur la virtualisation en logiciel libre. Évalué à 5.
Pour prendre l'exemple d'une plate-forme d'un client qu'on est en train de refaire (l'ancienne a 3 ans et montre ces limites en terme de performances), toute la partie principale (grosso modo l'hébergement des sites soit 7 serveurs) n'est pas virtualisée. On sait qu'on a besoin de beaucoup de ressources et on ne veut pas la déstabiliser avec d'autres services.
Par contre, on a galéré pendant les 3 ans pour gérer des services annexes répartis sur plusieurs autres serveurs. Certains étaient petits au début et ont trop grossi pour qu'on les laisse perturber les autres services d'une machine. Pour d'autres, on avait prévu large et finalement, ça a vivoté. Du coup, on a pas mal galéré à déplacer les services, les réorganiser...
On a maintenant 4 machines banalisées pour ces services. Chaque service est dans un VServer et s'il y a besoin de les balader, ça se fera de manière plutôt transparente.
Le principe du "j'ai un serveur qui tombe, je perds n services" n'est pas forcément pertinent vu qu'on ne peut pas vraiment se permettre de perdre ne serait-ce qu'un service. Donc, les VServers sont doublés sur les 4 machines (ce qui aurait été chiant à faire sinon parce que tous les services auraient été mélangés).
En l'occurrence, on n'a pas moins de serveurs qu'avant sur la plate-forme. On est passé de 17 à 15 mais juste parce qu'on a supprimé une couche intermédiaire. Par contre, c'est plus propre, on peut la faire évoluer plus facilement et on sera serein sur les démarrages de nouvelles fonctionnalités ou pour l'évolution des anciennes. Pas besoin de prévoir 2 serveurs dès le départ, on monte 1 ou 2 VMs pour les différents services et on attend de voir ce que cela donne.
Après pour prendre un autre exemple avec de la vraie virtualisation, c'est aussi très pratique sur des machines d'intégration pour avoir plein d'environnements différents.
Clairement, il y a un gros effet de mode actuellement mais derrière il y a des vrais besoins et cela apporte vraiment quelque chose sur le plan pratique.