"""""Dans l'art il y a plusieurs domaines. Dans chaque domaine, il y a plusieurs sous domaines."""""
Certes, et alors ? Cela n'empêche pas le fait de dire qu'un artiste a une 1⁄2uvre plus profonde qu'un autre. Je trace un trait sur une feuille intitulé "Je m'ennuie et je fais n'importe quoi", ça n'est pas un dessin proche dans le style de Rembrandt et pourtant je peux affirmer sans trop me tromper que mon 1⁄2uvre est infiniment moins riche et moins belle que l'Annonce aux bergers.
"""""Vu que les moto tu aime pas, que dire de la "beauté"d'un picasso par rapport à un monet ?""""""
Où ais-je dit que je n'aimais pas les motos ?
La suite est intéressante. Monet et Picasso sont deux peintres passionnant, pour des raisons diverses, mais ils sont passionnants.
Picasso apporte beaucoup à la plasticité, il a vraiment creusé et ouvert beaucoup de voies dans le domaine. Je lui reconnais cela, et ça fait de lui un grand peintre, un peintre passionnant.
Pourtant, pour des raisons personnelles liées à ce que je cherche dans l'art (et qui n'est pas le seul rôle possible bien évidemment), Picasso n'est pas un peintre que j'apprécie énormément.
Et il ne s'agit pas ici du goût, il s'agit de préférence. Je reconnais à Picasso dans la grandeur, mais cette grandeur ne me touche autant que pour d'autre pour des raisons que je connais. En revanche j'apprécie en Picasso un peintre qui me pose beaucoup de questions et remet en cause ce que je recherche dans l'art. Je n'apprécie pas Duchamp, mais pourtant quand je pense à l'art, je pense à lui fréquemment car il a apporté des choses sur lequel nous ne pouvons pas ne pas penser.
Il faut distinguer jugement de goût et préférence. Les deux sont subjectifs, ils viennent d'un sujet, mais l'un est lié à une histoire, à une personne, à sa pensée, et l'autre relève de l'1⁄2uvre, visible par tous, communicable à tous parmi les hommes et sur lequel on peut discuter.
"""""Bref, quand tu redescendra sur terre et tu observera que c'est pas parce que toi tu apprécie (pour des qualité X/Y/Z) une musique/logiciel/thème de couleur, que les autres sont
1°) Objectivement mauvais
2°) Si ils sont aimé par quelqu'un, c'est que ce quelqu'un a forcément mauvais gout"""""
Je me suis expliqué un peu plus haut ce que je voulais dire par "objectivement". Il ne s'agissait pas pour moi de dire : "j'ai raison Kde c'est laid, et vous avez tort", il s'agissait de critiquer l'idée selon laquelle les goûts et les couleurs ça ne se discute pas.
Car si vraiment les goûts et les couleurs ne se discutaient pas, alors oui, je pourrais dire "Kde c'est laid, et vous n'avez rien à répondre".
Mais comme les goûts et les couleurs ça se discute, je puis avoir tort, on peu en discuter, et je peux revenir sur mon avis initial.
Tu remarqueras que je n'ai jamais dit que kde était "indiscutablement" laid.
D'ailleurs ce glissement est assez significatif. Il est permit de faire des éloges, mais pas des critiques négatives, parce que les goûts et les couleurs etc.
Mais si vraiment tel était le cas, alors nous ne devrions tout simplement pas donner son avis. Nous devrions la fermer, et dans de nombreux domaines. Car après tout, qui sommes-nous pour affirmer quelque chose ?
À quoi cela mène-t-il ? À la fin du dialogue entre les hommes, et les conséquences en sont certainement très grave. Le terme d'objectivité ne me plaît pas du tout. Quels choix avons-nous :
1) nous disons que tout est objectif au sens moderne, et alors rien n'est communicable. Les discours entre les hommes sont des dialogues de sourds (ce qui n'est pas vrai)/
2) nous considérons que seul un discours objectif est possible (c'est à dire qui provient non pas d'un sujet, d'une personne, d'un homme, mais d'un homme désincarné, qui croit être sortit de lui-même) et alors nous nous retrouvons à ne plus parler en tant qu'être humains , l'être humain disparaît du discours, et nous ne travaillons plus que sur des objets, un être humain objectivisé. Les conséquences sont là aussi catastrophiques, c'est la désolation humaine, et c'est précisément ce qui s'est passé dans certaines périodes sombres de notre histoire.
Donc oui, tout jugement est subjectif, mais ce jugement est communicable aux autres hommes car nous partageons en commun le fait d'être des hommes. En ce sens nous pouvons discuter, y compris des goûts et des couleurs, et peut-être même surtout de cela !
Si j'ai blessé quelqu'un en disant que Kde était laid, je m'en excuse, il est tout à fait probable que je me trompe. Mais ce n'est pas le problème principal de la discussion.
[^] # Re: KDE4, plus Gnomiste que le Gnome?
Posté par Camille_B . En réponse à la dépêche KDE4 déchaîne les passions. Évalué à 2.
Certes, et alors ? Cela n'empêche pas le fait de dire qu'un artiste a une 1⁄2uvre plus profonde qu'un autre. Je trace un trait sur une feuille intitulé "Je m'ennuie et je fais n'importe quoi", ça n'est pas un dessin proche dans le style de Rembrandt et pourtant je peux affirmer sans trop me tromper que mon 1⁄2uvre est infiniment moins riche et moins belle que l'Annonce aux bergers.
"""""Vu que les moto tu aime pas, que dire de la "beauté"d'un picasso par rapport à un monet ?""""""
Où ais-je dit que je n'aimais pas les motos ?
La suite est intéressante. Monet et Picasso sont deux peintres passionnant, pour des raisons diverses, mais ils sont passionnants.
Picasso apporte beaucoup à la plasticité, il a vraiment creusé et ouvert beaucoup de voies dans le domaine. Je lui reconnais cela, et ça fait de lui un grand peintre, un peintre passionnant.
Pourtant, pour des raisons personnelles liées à ce que je cherche dans l'art (et qui n'est pas le seul rôle possible bien évidemment), Picasso n'est pas un peintre que j'apprécie énormément.
Et il ne s'agit pas ici du goût, il s'agit de préférence. Je reconnais à Picasso dans la grandeur, mais cette grandeur ne me touche autant que pour d'autre pour des raisons que je connais. En revanche j'apprécie en Picasso un peintre qui me pose beaucoup de questions et remet en cause ce que je recherche dans l'art. Je n'apprécie pas Duchamp, mais pourtant quand je pense à l'art, je pense à lui fréquemment car il a apporté des choses sur lequel nous ne pouvons pas ne pas penser.
Il faut distinguer jugement de goût et préférence. Les deux sont subjectifs, ils viennent d'un sujet, mais l'un est lié à une histoire, à une personne, à sa pensée, et l'autre relève de l'1⁄2uvre, visible par tous, communicable à tous parmi les hommes et sur lequel on peut discuter.
"""""Bref, quand tu redescendra sur terre et tu observera que c'est pas parce que toi tu apprécie (pour des qualité X/Y/Z) une musique/logiciel/thème de couleur, que les autres sont
1°) Objectivement mauvais
2°) Si ils sont aimé par quelqu'un, c'est que ce quelqu'un a forcément mauvais gout"""""
Je me suis expliqué un peu plus haut ce que je voulais dire par "objectivement". Il ne s'agissait pas pour moi de dire : "j'ai raison Kde c'est laid, et vous avez tort", il s'agissait de critiquer l'idée selon laquelle les goûts et les couleurs ça ne se discute pas.
Car si vraiment les goûts et les couleurs ne se discutaient pas, alors oui, je pourrais dire "Kde c'est laid, et vous n'avez rien à répondre".
Mais comme les goûts et les couleurs ça se discute, je puis avoir tort, on peu en discuter, et je peux revenir sur mon avis initial.
Tu remarqueras que je n'ai jamais dit que kde était "indiscutablement" laid.
D'ailleurs ce glissement est assez significatif. Il est permit de faire des éloges, mais pas des critiques négatives, parce que les goûts et les couleurs etc.
Mais si vraiment tel était le cas, alors nous ne devrions tout simplement pas donner son avis. Nous devrions la fermer, et dans de nombreux domaines. Car après tout, qui sommes-nous pour affirmer quelque chose ?
À quoi cela mène-t-il ? À la fin du dialogue entre les hommes, et les conséquences en sont certainement très grave. Le terme d'objectivité ne me plaît pas du tout. Quels choix avons-nous :
1) nous disons que tout est objectif au sens moderne, et alors rien n'est communicable. Les discours entre les hommes sont des dialogues de sourds (ce qui n'est pas vrai)/
2) nous considérons que seul un discours objectif est possible (c'est à dire qui provient non pas d'un sujet, d'une personne, d'un homme, mais d'un homme désincarné, qui croit être sortit de lui-même) et alors nous nous retrouvons à ne plus parler en tant qu'être humains , l'être humain disparaît du discours, et nous ne travaillons plus que sur des objets, un être humain objectivisé. Les conséquences sont là aussi catastrophiques, c'est la désolation humaine, et c'est précisément ce qui s'est passé dans certaines périodes sombres de notre histoire.
Donc oui, tout jugement est subjectif, mais ce jugement est communicable aux autres hommes car nous partageons en commun le fait d'être des hommes. En ce sens nous pouvons discuter, y compris des goûts et des couleurs, et peut-être même surtout de cela !
Si j'ai blessé quelqu'un en disant que Kde était laid, je m'en excuse, il est tout à fait probable que je me trompe. Mais ce n'est pas le problème principal de la discussion.