• [^] # Re: KDE4, plus Gnomiste que le Gnome?

    Posté par . En réponse à la dépêche KDE4 déchaîne les passions. Évalué à 6.

    "Tu peux argumenter le terme en gras stp ?"

    Et bien oui, les couleurs sont mal choisies. Au niveau de l'interface on passe d'un gris/blanc avec dégradé léger à des applets dessinées à gros traits avec des dégradés grossiers. Le style de la barre des tâches n'est pas homogène avec le style des widgets et avec le thème des icones. Il y a une bande blanche autour des barres de recherche qui contraste trop fortement avec le gris. Les icones ont un style anguleux, l'interface oscille entre l'anguleux et l'arrondi, les widgets et le carré de sélection on un arrondi au contour très épais qui contrastent avec l'aspect détaillé des icones. On passe du métallique le plus marqué et le plus brillant (poubelle par exemple, ou widgets) au plastique mat (barre des tâches) etc.

    Tout cela peut bien entendu changer, mais pour l'instant, tout comme pour le thème de base de Kde 3, l'ensemble est objectivement pas génial et manque d'homogénéité.

    [Dois-je préciser à nouveau que cela n'enlève rien aux nombreuses qualités de Kde, et que l'on peut espérer voir venir de magnifiques thèmes ?]

    "" et subjectif dans la bouche des modernes ça veut dire RELATIF, et un relativisme mou, hein."
    Et une attaque a quiconque oserait te contredire, en faisant des affirmations, encore une fois, complétement dénué de fondements."

    C'est un ensemble d'événements qui ont conduit au relativisme mou du post-modernisme. Il y a la découverte de la subjectivité, la critique de l'Académisme, le mythe de l'objectivité apparu avec les sciences expérimentales, le glissement produit d'après la théorie du goût relevant de la subjectivité chez Kant (qui restait universel, car la raison pure est universelle) a un subjectivisme entièrement relativiste, il y a la "mort" de Dieu et la disparition de l'idée d'un beau, d'un bien etc.

    Il y a également le Bauhaus et l'émegence de l'art moderne comme art plastique, sensible, (différent de art contemporain) qui s'intéresse surtout à l'effet produit chez le spectateur qui va conduire à penser que tant qu'il y a effet c'est réussi.

    Il y a la pensée libérale et le concept de multi-culturalisme qui forment un déterminisme social conduisant à penser que toute 1⁄2uvre d'art se vaut, tout dépend du milieu, de l'époque, du contexte, des goûts de la personne etc.

    Il y a la disparition presque totale de la notion originelle de l'autorité, ce qui apprend pour faire grandir etc.

    C'est vraiment quelque chose de complexe, mais pour faire simple cela se résume dans l'emprunt des post-modernes à l'expression populaire russe : "des bottes valent plus que Beethoven" (sous-entendu : quand il fait froid).

    "Euh... tu as trop fumé ?
    C'est comme si je disais qu'une Hayabusa (moto) était meilleur qu'une KTM (moto aussi).
    Ca a juste RIEN a voir.
    hayabusa <-> routière, KTM <-> trials/cross
    Essaie donc de rouler sur une piste de boue en hayabusa. Essaye de te taper 1200 Km sur autoroute en KTM."

    L'art n'est pas un outil à ce que je sache, Lorie ne sert pas à quelque chose et Mozart à autre chose. Lorie et Mozart, dans les deux cas c'est de la musique. Il y a du chant et de l'instrumental chez l'un comme chez l'autre. Et il ne s'agit même pas de les comparer sur le plan du genre, il s'agit de dire que l'un est plus beau que l'autre. Que tu le veuille ou non Mozart, Malher, Stravinski ou Chostakovitch (j'aurais pu également prendre les Pink Floyd) ont écrits des morceaux infiniment plus beau que n'importe laquelle des chansons de Lorie (c'est un exemple, j'aurais pu prendre Nietzsche qui, en musique, faisait des improvisations géniales, mais a laissé des écrits musicaux pas très mémorable).