• [^] # Re: Voici l'email que j'ai envoyé a Luc Chatel

    Posté par . En réponse à la dépêche Nouveaux débats à l'Assemblée autour de la vente liée. Évalué à 3.

    Quelques corrections (sur place) et remarques :

    Bonjour M. Chatel,

    En lisant l’article http://linuxfr.org/2007/11/28/23407.html je prends conscience de votre position sur le sujet de la vente liée (Windows Vista sur les PC en l’occurrence).
    Je suis un professionnel de l’informatique, et je travaille dans les logiciels libres dans une SSII à Paris.
    La situation actuelle (il suffit d'aller dans une Fnac et regarder les rayons) EST de la vente liée, de fait ! Or, c'est purement et simplement hors la loi.
    Il est évident qu’une situation ainsi « simplifiée » (moins de choix = moins de difficultés) peut sembler être avantageuse pour le consommateur.
    Aujourd’hui, les demandes pour des ordinateurs avec un système d’exploitation Linux sont minoritaires, et pour cause, donc la voie du moindre effort est bien sûr d’en rester là.

    Linux (et les autres systèmes dits « alternatifs ») n’est pas le seul en cause. P.ex. combien, et parmi eux les services publics, payent deux fois pour le même service ?

    Pourtant, il est clair que la situation « cible », c’est-à-dire le choix pour le consommateur d'obtenir un ordinateur installé avec le système d'exploitation de son choix, et donc, puisque les systèmes linux sont mûrs aujourd’hui, le choix de payer ou non son système d’exploitation (soit 100 ¤ à 150 ¤ d'économies voire plus selon les licences et les packages).

    Le choix d’avoir le choix dans le choix du choix…

    En dehors de ces aspects purement financiers, il y a aussi une question d’éthique. Les valeurs portées par les logiciels libres ne sont pas les mêmes que celles portées par les systèmes d’exploitation propriétaires.
    Dans un monde pollué au sens propre du terme par la course au profit, on ne peut plus ignorer qu’il faut fonctionner autrement pour l’avenir de notre planète.

    Tu oublies les aspects économiques : le monopole d’une compagnie étrangère, la fuite des capitaux, le manque à gagner en Europe, l’asphyxie de l’innovation européenne…

    Tout cela fait que, de mon point de vue, il est urgent et important de faire en sorte que nous appliquions la loi telle qu’elle a été prévue dans le cas de la vente liée.[…]

    Et c’est donc avant tout le problème des juges.
    Bon, j’exagère : c’est aussi le problème de la DGCCRF (et donc du sinistre de la con-sommation) mais ledit sinistre continuera de se planquer derrière un juge…
    Oui, je sais, je vois tout en noir, la situation me désespère…