Il y a une définition de "culture libre" en tant que "culture en libre diffusion" qui tend à s'imposer et ça ne plaît pas à RMS.
Ça ne me plait pas non plus. La propriété intellectuelle libre, ça n'existe que depuis RMS. Il a lancé les bases juridiques et philosophiques du libre, et des millions de personnes ont diffusé leur travail dans ces conditions. Là dessus, deux ou trois jeunes braillards boutonneux veulent surfer sur la vague, mais sans trop se mouiller : Paf, on reprend les bénéfices d'années de communication autour du logiciel libre, on se prétend solidaire du mouvement, etc. Mais non, c'est bien la base du principe du libre que ces gens ne respectent pas. Ils font de la musique gratuite. Qui a des mérites, c'est certain, mais en quoi ça leur donne le droit de l'appeler "libre"? Il est où le "free as a beer/free as a speech"? Il est où le "donnant/donnant"? Non, désolé, je ne comprends pas comment on peut défendre l'enculage de la communauté du libre par les adeptes de la musique freeware.
Au passage, RMS, dans un récent entretien, m'a énormément surpris en défendant les oeuvres artistiques non libres (y compris dans les jeux vidéo par exemple). Il disait que les licences libres ne pouvaient pas correspondre à toutes les formes d'art, qu'il comprenait parfaitement pourquoi on pouvait mettre une oeuvre sous par exemple du CC non libre, et qu'il trouvait ça tout à fait normal. Il me semble bien loin de l'image d'allumé qu'on a tendance à lui coller! Donc je pense que ça ne le dérangerait pas du tout qu'on s'enthousiasme à l'idée de l'apparition de labels de musique gratuite. Mais évidemment, je pense que RMS te rentre dans le lard si, volontairement ou non, tui trompes le client en affichant comme "libre" des titres qui ne le sont pas.
[^] # Re: Et sinon...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Publication du rapport de la mission Olivennes. Évalué à 4.
Ça ne me plait pas non plus. La propriété intellectuelle libre, ça n'existe que depuis RMS. Il a lancé les bases juridiques et philosophiques du libre, et des millions de personnes ont diffusé leur travail dans ces conditions. Là dessus, deux ou trois jeunes braillards boutonneux veulent surfer sur la vague, mais sans trop se mouiller : Paf, on reprend les bénéfices d'années de communication autour du logiciel libre, on se prétend solidaire du mouvement, etc. Mais non, c'est bien la base du principe du libre que ces gens ne respectent pas. Ils font de la musique gratuite. Qui a des mérites, c'est certain, mais en quoi ça leur donne le droit de l'appeler "libre"? Il est où le "free as a beer/free as a speech"? Il est où le "donnant/donnant"? Non, désolé, je ne comprends pas comment on peut défendre l'enculage de la communauté du libre par les adeptes de la musique freeware.
Au passage, RMS, dans un récent entretien, m'a énormément surpris en défendant les oeuvres artistiques non libres (y compris dans les jeux vidéo par exemple). Il disait que les licences libres ne pouvaient pas correspondre à toutes les formes d'art, qu'il comprenait parfaitement pourquoi on pouvait mettre une oeuvre sous par exemple du CC non libre, et qu'il trouvait ça tout à fait normal. Il me semble bien loin de l'image d'allumé qu'on a tendance à lui coller! Donc je pense que ça ne le dérangerait pas du tout qu'on s'enthousiasme à l'idée de l'apparition de labels de musique gratuite. Mais évidemment, je pense que RMS te rentre dans le lard si, volontairement ou non, tui trompes le client en affichant comme "libre" des titres qui ne le sont pas.