• # Demanderait-on à É. Leclerc son avis sur le code de la consommation?

    Posté par . En réponse à la dépêche Publication du rapport de la mission Olivennes. Évalué à 10.

    Il est gênant que le conflit d’intérêt évident n'étonne personne. Un marchand de musique, évidemment, recommandera des changements dont le but sera de protéger les marchands de musique. Notons que, dans son rapport, monsieur Olivennes prétend seulement que, économiquement, l’échange de musique nuit à l’industrie du disque.

    S’il sait que le téléchargement profite directement à la culture musicale, il s’en fout, comme il se moque des effets culturels néfastes des filtrages automatiques qu’il préconise (recommandations 8 et 9), des problèmes évidents d’identification des téléchargeurs (recommandation 13) qui iront simplement télécharger sur le réseau du voisin ou au macdo, et reconnait lui-même que ce qu’il demande est couteux pour l’État. Le but de monsieur Olivennes, c’est de vendre de la culture.

    La ministre de la Culture Albanel, qui l’a chargé de cette mission, a, encore une fois, l’air de nager où elle n’a pas pied — rappelez-vous le fiasco des licences 3G [1]. Demander à la Fnac comment protéger la culture part d’une tragique bonne intention, la ministre Albanel n’imaginant sans doute pas qu’il existe de la culture en dehors de l’industrie de la culture. Si elle était ministre de l’Environnement, elle commanderait des rapports à Total. Si elle était chargée de la réduction de la dette, elle appellerait Cofidis. Si elle s’occupait de la lutte contre le tabagisme, elle consulterait le cowboy Marlboro.

    Après l’amateurisme tous gouvernements confondus des dernières années, il est urgent que le prochain ministre de la Culture sache utiliser internet pour autre chose que ses emails.

    [1] http://snipurl.com/albanel