Lorsque j'écrit que Google, Yahoo et MS sont leurs concurrents, je raporte simplement la position publiquement affichée des décideurs et dirigeants de la BnF. Depuis l'annonce de Google Print, la direction de la BnF a toujours considéré les moteurs de recherche « américains » comme des compétiteurs, et des menaces pour la culture française. Aussi on-t-ils refusé à Google la possibilité de numériser les ouvrages de la BnF.
Pourtant, le fait que Google Print (avec un budget annoncé de +150 M$) ou Microsoft numérisent parallèlement à leur propres projets (Gallica, budget 100% public, de seulement 3.5 M$) ne devrait rien leur enlever, n'est-ce-pas ?
> le choix d'une licence libre permettrait de faire rayonner le français et connaître notre littérature au plus grand nombre
C'est tout à fait ça. Mais la perception chez nos dirigeants est bien différente. Jeanneney voit dans les projets américains une « volonté hégémonique d'imposer une culture anglo-saxonne » (sic, cf. [http://www2.cnrs.fr/presse/journal/2404.htm]). Pour lui le contenu n'est rien sans l'index de qualité (comprendre : qui hiérarchise l'information), d'où ces tentatives pour garder un contrôle franco-français (même dans les projets européens) sur l'ensemble et pour barrer la route aux moteurs de recherche (et leurs indexes diaboliques et américains). Si vous avez accès aux archives (payantes...) du Monde, cet article sur ce point a fait grand bruit à l'époque : http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHI(...)
[^] # Re: Politique culturelle et accès au domaine public : pour quoi militer
Posté par herodiade . En réponse à la dépêche La BnF s'oriente vers le logiciel libre. Évalué à 3.
> ah tiens, j'aurais plutôt pensé Hachette, Lafont, Hersant...
Lorsque j'écrit que Google, Yahoo et MS sont leurs concurrents, je raporte simplement la position publiquement affichée des décideurs et dirigeants de la BnF. Depuis l'annonce de Google Print, la direction de la BnF a toujours considéré les moteurs de recherche « américains » comme des compétiteurs, et des menaces pour la culture française. Aussi on-t-ils refusé à Google la possibilité de numériser les ouvrages de la BnF.
Pourtant, le fait que Google Print (avec un budget annoncé de +150 M$) ou Microsoft numérisent parallèlement à leur propres projets (Gallica, budget 100% public, de seulement 3.5 M$) ne devrait rien leur enlever, n'est-ce-pas ?
> le choix d'une licence libre permettrait de faire rayonner le français et connaître notre littérature au plus grand nombre
C'est tout à fait ça. Mais la perception chez nos dirigeants est bien différente. Jeanneney voit dans les projets américains une « volonté hégémonique d'imposer une culture anglo-saxonne » (sic, cf. [http://www2.cnrs.fr/presse/journal/2404.htm]). Pour lui le contenu n'est rien sans l'index de qualité (comprendre : qui hiérarchise l'information), d'où ces tentatives pour garder un contrôle franco-français (même dans les projets européens) sur l'ensemble et pour barrer la route aux moteurs de recherche (et leurs indexes diaboliques et américains). Si vous avez accès aux archives (payantes...) du Monde, cet article sur ce point a fait grand bruit à l'époque : http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHI(...)
L'ex-président de la BnF a même publié un livre sur ce ton : [http://www.press.uchicago.edu/cgi-bin/hfs.cgi/00/216412.ctl]. Bien entendu, les petits rois des médias papiers applaudissent des deux mains : [http://passouline.blog.lemonde.fr/livres/2005/04/jeanneneygo(...)].
Ce qui permet surtout aux médias étrangers de se moquer de la France, à juste titre [http://www.telegraph.co.uk/arts/main.jhtml?xml=/arts/2007/01(...)]. Comme les wikipédiens français d'ailleurs : [http://referencenecessaire.wordpress.com/2007/06/22/jean-noe(...)], qui habilement rapproche les coûteux et castafioresques délires des élites de la BnF avec ceux ayant conduit au projet Géoportail ([http://www.geoportail.fr/], avec le succès planétaire qu'on lui connait - il suffisait pourtant de libérer les données). C'est pourquoi j'indiquais le texte d'Alexandre Moatti paru dans le Monde (cf. plus haut).