Effectivement, les brevets sur les médicaments apparaissent plus légitimes que les brevets sur les logiciels (à quand les brevets sur la musique?). D'autre part, que le viagra soit breveté et vendu hors de prix ne me choque pas: c'est de l'accessoire.
Le problème vient des dérives qu'entrainent les brevets au niveau des couts et de la distribution des médicaments. Certains médicaments sont nécessaires à la survie de certaines régions.
Certains parlent de 70% de contaminés par le VIH à Kigali, on a des taux (officiels) de l'ordre de 20% en Afrique australe. Là, les brevets tuent... au sens propre.
Autant que je sache, il existe des mécanismes pour contourner les brevets en cas de nécesité sanitaire absolu. Les pays "en développement" n'ont malheureusement pas la possibilité de les utiliser (pressions politiques et diplomatiques, lobbies, certainement corruption). Voir http://news.bbc.co.uk/hi/english/world/americas/newsid_1151000/1151(...) pour un exemple.
Pour terminer, les couts de recherche sont ne partie pris en charge par des organismes publics quand il s'agit de problèmes fondamentaux. Cette partie là est soigneusement oubliée. A mon avis, il est de la responsabilité des Etats de développer des molécules contre les principaux fléaux de santé publique. Avec un "copyleft". Pour les médicaments de confort, tant mieux pour ceux qui peuvent payer.
Il y a donc bien un problème (ethique) avec les brevets sur les médicaments; le parallèle avec le libre est là: il est inacceptable que j'empêche d'autres d'utitliser mes créations (code ou molécule). Malheureusement, les enjeux sont sans commune mesure. Le monde serait trop beau si tous avaient accès aux médicaments de première nécessité en tout lieu, et en permanence...
[^] # Re: Parallèle avec l'informatique
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche Brevets et médicaments. Évalué à 0.
Le problème vient des dérives qu'entrainent les brevets au niveau des couts et de la distribution des médicaments. Certains médicaments sont nécessaires à la survie de certaines régions.
Certains parlent de 70% de contaminés par le VIH à Kigali, on a des taux (officiels) de l'ordre de 20% en Afrique australe. Là, les brevets tuent... au sens propre.
Autant que je sache, il existe des mécanismes pour contourner les brevets en cas de nécesité sanitaire absolu. Les pays "en développement" n'ont malheureusement pas la possibilité de les utiliser (pressions politiques et diplomatiques, lobbies, certainement corruption). Voir http://news.bbc.co.uk/hi/english/world/americas/newsid_1151000/1151(...) pour un exemple.
Pour terminer, les couts de recherche sont ne partie pris en charge par des organismes publics quand il s'agit de problèmes fondamentaux. Cette partie là est soigneusement oubliée. A mon avis, il est de la responsabilité des Etats de développer des molécules contre les principaux fléaux de santé publique. Avec un "copyleft". Pour les médicaments de confort, tant mieux pour ceux qui peuvent payer.
Il y a donc bien un problème (ethique) avec les brevets sur les médicaments; le parallèle avec le libre est là: il est inacceptable que j'empêche d'autres d'utitliser mes créations (code ou molécule). Malheureusement, les enjeux sont sans commune mesure. Le monde serait trop beau si tous avaient accès aux médicaments de première nécessité en tout lieu, et en permanence...
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JB