• # Ah oui, c'est vendredi.

    Posté par . En réponse à la dépêche Projet NACA : migration Mainframe IBM vers serveurs Intel/Linux. Évalué à 6.

    Il y a une vingtaine d'année IBM était au faîte de sa puissance


    J'aime bien ce goût raffiné pour le cynisme subtil : la liaison discrète du mot "faîte" vers le Wiktionnaire. Cela donne une idée du niveau de culture présumé que l'on attribue aux moules gallo-linuxéistes (qui, au passage, ne sauraient pas non plus se servir d'un dictionnaire).

    Ensuite, il y a vingt ans, nous étions fin 1987. Ce n'était plus l'heure de gloire des mainframes mais au contraire celle de l'ascension en force des ordinateurs personnels 8 et 16 bits, avant même que, avec la chute progressive du prix du PC et l'explosion des réseaux locaux, on ne repasse justement à une architecture centralisée avec des serveurs.

    Justement, ceux-ci ne remplissent plus que rarement leur rôle premier en entreprise. Si nous utilisons encore des batteries de serveurs accessibles avec des thin clients, pour la plupart des compagnies aujourd'hui, un serveur, c'est un dépôt de fichiers, généralement en SMB, sous Windows, avec une politique de licence d'accès client (CAL) aussi onéreuse que scandaleuse. Bref : les inconvénients de l'infrastructure sans les avantages (et sans le plaisir que pouvait apporter le métier à l'époque).

    Sortir du moule propriétaire et mesurer une économie de 3 millions d'euros par an, c'est évidemment remarquable. Maintenant, est-ce que Tomcat-Java est un choix aussi évident qu'il en a l'air ? l'avenir nous le dira. Je ne pense pas qu'une technologie aussi lourde et aussi évolutive à la fois puisse être pérenne pendant vingt ans sans intervention. D'une manière générale, Java c'est bien, mais c'est un langage plus conçu pour les programmeurs que pour ses utilisateurs, à mon goût.

    Gageons que cet article sera le guide de ce qu'il faut faire pour fermer cette (sombre) page de l'informatique.


    Espérons surtout que l'on ne fermera pas une "page sombre" pour en ouvrir une autre.