• [^] # Re: ceci n' est pas un troll

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche La Cour de justice européenne confirme la sanction de Microsoft. Évalué à 10.

    Je ne suis pas assez qualifié pour te répondre.
    Néanmoins, voici quelques pistes de réflexion qui pourraient expliquer en partie la complexité du problème:
    - Microsoft n'est attaqué que sur un domaine et un marché qui pré-existe: Il existait déjà des navigateurs web à l'époque où Windows embarquait Internet Explorer, ainsi qu'il existait déjà des lecteurs multimédia à l'époque de WMP. Microsoft introduit à ce moment là un élément (via son omniprésence) qui va perturber le marché.
    Derrière une revendication triviale et qui parle directement à notre cerveau reptilien ("Pourquoi je ne pourrais pas distribuer mon OS avec ce que je veux dedans ?") se cache une vraie problématique juridico-commerciale.
    Je prends un autre exemple : imagine que windows distribue demain un paint amélioré, à tel point que les gens qui investissaient auparavant dans un PaintshopPro pour trafiquer leurs photos de vacances ne ressentent plus le besoin de le faire. Hop l'action de Corel prend -20% dans les dents, est-ce normal pour toi ?
    Je pense (puisque que je le répète, je ne suis pas qualifié pour en parler) que tout provient des conséquences de la position dominante qu'il exerce.

    - Il reste dans ce genre de cas à définir la frontière ce qui fait partie ou non d'un système d'exploitation.
    Pourquoi Microsoft ne fait pas tout simplement l'inventaire de ce qui n'en fait pas partie, le package en bundle et le vend dans les rayons des grandes surfaces, au même titre que son Office ?
    Microsoft se cache derrière le prétexte qu'il place l'utilisateur au centre de ses préoccupations en lui permettant d'avoir le moins de démarches possibles à faire pour lire une vidéo ou une musique ou naviguer sur internet, mais se faisant, il enfonce des marchés à plein pied, et paradoxalement, malgré l'apparence éminement libérale de pouvoir vendre ce qu'on veut comme on le veut, on abîme un peu plus le système de la libre concurrence.