• [^] # Re: Pas vraiment Re: Excellent

    Posté par . En réponse à la dépêche Billet d'humeur de février. Évalué à 0.

    C'est pas pour dire que les autres soit meilleurs (pas suffisamment subit les concurrents pour me faire une idée), mais de nombreuses versions de Word sont de véritables déchets. Problèmes d'affichages, plantages intempestifs dès le document devient un peu long ou contient trop de petits dessins, pb de merge avec les fonctions de travail de groupe qui font passer à la trappe les modifications intervenues en dernier, je l'ai vu faire des trucs bizarres dans de nombreuses circonstances. Certes ça marche assez bien pour écrire un courrier commercial de trois pages mais pour un programme qui se veut le couteau suisse de la bureautique, je trouve ça léger.
    Je suis dubitatif également sur certains choix de design (ne serait-ce que pour la prolifération des fonctions d'automatisation sans aucun modèle de sécurité, comme évoqué dans le billet d'humeur), mais l'implémentation seule a suffit à me faire fuir ce programme comme la peste.
    Alors oui, il n'est pas indispensable de faire exprès de faire différent d'Office, mais je suis persuadé qu'il y a beaucoup à jeter dans le pachyderme actuel de Redmond pour faire un truc attirant.
    L'auteur du billet évoque les "chocs" qu'il a subit en face d'une techno réellement novatrice et qu'il n'a pas eu depuis NeXTStep. J'ai assisté à une démo d'OpenDoc faite par un gars d'IBM en 1995 et ça m'a fait un choc. OpenDoc a depuis été jeté aux orties (les systèmes sur lesquels il était implémenté n'étaient sans doute pas à la hauteur, et les utilisateurs et les éditeurs pas encore prêts à aller dans cette voie) cependant il était bourré de bonne idées.
    Aujourd'hui ces concepts (applications à base de composants par dessus CORBA, etc) reviennent au goût du jour à travers Bonobo/OpenOffice et KParts/KOffice. Microsoft a toujours freiné des 4 fers pour aller dans cette voie même s'ils y vont a petits pas parce qu'ils ne peuvent faire autrement. La masse de fonctionnalité rassemblés dans un dinosore monolitique de la bureautique permet de mettre une barrière à l'entrée qui limite fortement le nombre de concurrents et protège d'autant mieux les parts de marchés acquises, indépendamment de la qualité des versions futures.
    Même en se dirigeant vers des composants Microsoft prends soin d'en faire des suffisamment gros pour continuer à bénéficier de l'effet de masse même si c'est souvent artificiel.

    S.