• [^] # Non

    Posté par . En réponse à la dépêche L'arrêt du support de PHP4 annoncé. Évalué à -1.

    Tous les langages imposent leur façon de penser.

    Mettons que je t'accorde qu'un langage fait forcément des choix pour ses grandes orientations : principalement impératif ou purement fonctionnel (sans parler d'autres principes comme le moteur d'inférences de Prolog), à typage statique ou dynamique, verbeux ou concis,etc..

    Au delà, je ne suis pas d'accord avec toi, parce qu'il y a au moins un contre exemple à tous les langages qui imposent la façon de penser de leur(s) auteur(s). Larry Wall a conçu Perl avec comme devise "There Is More Than One Way To Do It". Et comparé aux langages qui partagent les mêmes orientations principales, comme Ruby ou Python, il n'y a pas photo.

    Si je veux utiliser des destructeurs, j'en ai. Si je préférais utiliser des fermetures à tout va comme l'absence de destructeurs l'impose en Ruby, je pourrais, ça marche, je l'ai fait une fois (une seule) où ça me semblait réellement approprié.
    Si je veux une vérification rigoureuse que j'ai bien initialisé toutes les variables que j'utilise, c'est possible. Si je préfère qu'il m'initialise tout seul les variables auxquelles je fais référence, c'est possible aussi.
    Je peux programmer en orienté objet (au moins, je dispoise du paradigme object complet, avec les destructeurs (pourvu que ça résiste au GC de la version 6)), mais si je préférais me cantonner à un style impératif, je pourrais aussi...

    Alors je reprendrai ta phrase en disant que la plupart des langages imposent leur façon de penser. À part certains dont l'intérêt est justement une façon de penser profondément originale et particulièrement appropriée à certains types de problèmes, ce sont en général les langages que je n'aime pas.

    « Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone