Les vpi/vci pour l'atm, c'est un peu comme le port de ssh : tiens, il est ouvert sur le 22 (ou le 2222 pour ceux qui s'amusent à écouter sur un autre port). T'envoie tes données au bout du tuyau, s'il y a quelqu'un il répond (parfois ya un login/mot de passe mais bon l'acheminement est pas mal physique par rapport à la ligne ATM, sans doute repéré par ton n° de tel d'ailleurs par l'équipement auquel tu es raccordé au DSLAM...).
Pour le n° de tel, il sert aussi au routage avec les n° "géographiques". Dans le monde des telecom mobiles on en revient aussi à des n° géographiques avec des plages affectées à chacun des équipements (MSC, BSC, BTS). C'était la difficulté avec la portabilité du n° mobile d'ailleurs : autant un 066 c'était que chez BouygTel auparavant, avec la portabilité du n° tu peux garder un mobile avec le même n° mais chez un autre opérateur... d'où l'interconnexion des bases (les HLR) pour savoir vers quel opérateur envoyer l'appel quand ça vient d'un réseau externe. Bref. Le MSISDN transite de réseau en réseau (par exemple, SFR => FT => BouygTel pour un appel d'un mobile SFR vers BouygTel en débordement sur FT : c'est le dernier équipement qui ne le transmet pas à l'appelé si c'était un appel en n° caché).
Sinon pour le P2P, cela reste une "absolution" de celui qui va collecter des IPs : lui aussi uploade des données et se met donc en infraction. C'est un peu comme si les majors pouvaient être chasseur de prime et ne pas respecter les lois, se servir aussi en billets dans la banque (et les garder) sauf que eux ne passent pas par la case prison "ah bah oui mais c'était dans le cadre du boulot, oui on a fourni des données mais c'était pour montrer que il y en a qui les prennent", comme si les banques avaient des étales de billet et se plaignaient du vol à l'étalage quoi plutôt que de le passer dans perte et profits, provisionné à l'année. C'est d'ailleurs tellement bien provisionné que le cas de la copie privée leur rapporte de l'argent : la supprimer c'est leur enlever des revenus... Avec ce qui se passe pour le P2P et son flicage, ça revient quand même beaucoup aux milices locales, sauf qu'on leur reconnaîtrait les mêmes droits et pleins pouvoirs que des agents assermentés, ce qu'ils ne sont pas.
[^] # Re: D'un point de vue technique...
Posté par BAud (site web personnel) . En réponse à la dépêche La CNIL essuie de nouveaux revers. Évalué à 5.
Pour le n° de tel, il sert aussi au routage avec les n° "géographiques". Dans le monde des telecom mobiles on en revient aussi à des n° géographiques avec des plages affectées à chacun des équipements (MSC, BSC, BTS). C'était la difficulté avec la portabilité du n° mobile d'ailleurs : autant un 066 c'était que chez BouygTel auparavant, avec la portabilité du n° tu peux garder un mobile avec le même n° mais chez un autre opérateur... d'où l'interconnexion des bases (les HLR) pour savoir vers quel opérateur envoyer l'appel quand ça vient d'un réseau externe. Bref. Le MSISDN transite de réseau en réseau (par exemple, SFR => FT => BouygTel pour un appel d'un mobile SFR vers BouygTel en débordement sur FT : c'est le dernier équipement qui ne le transmet pas à l'appelé si c'était un appel en n° caché).
Sinon pour le P2P, cela reste une "absolution" de celui qui va collecter des IPs : lui aussi uploade des données et se met donc en infraction. C'est un peu comme si les majors pouvaient être chasseur de prime et ne pas respecter les lois, se servir aussi en billets dans la banque (et les garder) sauf que eux ne passent pas par la case prison "ah bah oui mais c'était dans le cadre du boulot, oui on a fourni des données mais c'était pour montrer que il y en a qui les prennent", comme si les banques avaient des étales de billet et se plaignaient du vol à l'étalage quoi plutôt que de le passer dans perte et profits, provisionné à l'année. C'est d'ailleurs tellement bien provisionné que le cas de la copie privée leur rapporte de l'argent : la supprimer c'est leur enlever des revenus... Avec ce qui se passe pour le P2P et son flicage, ça revient quand même beaucoup aux milices locales, sauf qu'on leur reconnaîtrait les mêmes droits et pleins pouvoirs que des agents assermentés, ce qu'ils ne sont pas.