• [^] # Re: Mwais...

    Posté par . En réponse à la dépêche GNU Affero General Public License : la GPL des applications web. Évalué à 1.

    - d'autre part le droit de représentation : la représentation ou l'exécution publique de l'oeuvre => c'est le cas que l'AGPL prend en charge, l'exécution publique d'une oeuvre. Internet fait partie de l'espace publique. Cf. les droits et devoirs en terme de publication d'informations ou d'idées que tu as sur internet (calomnie, etc.)


    Intéressant de voir cette notion d' "exécution publique d'une oeuvre"... maintenant est-ce vraiment encore du domaine du libre et du copyleft?

    Par ailleurs le droit latin accorde aussi des droits moraux aux auteurs (paternité, intégrité de l'oeuvre, ...), mais c'est un autre débat.


    Encore une fois, ce sont des principes à l'encontre du copyleft.

    Sinon, les libertés (il est important d'utiliser le vrai texte plutôt que de l'à-peu-près):

    - The freedom to run the program, for any purpose (freedom 0).
    - The freedom to study how the program works, and adapt it to your needs (freedom 1). Access to the source code is a precondition for this.
    - The freedom to redistribute copies so you can help your neighbor (freedom 2).
    - The freedom to improve the program, and release your improvements to the public, so that the whole community benefits (freedom 3). Access to the source code is a precondition for this.

    L'AGPL respecte t'il les 4 libertés?

    L'AGPL crée un cas particulier pour la liberté 0 et du coup crée une situation où la liberté 0 et la liberté 1 peuvent devenir exclusives.

    Dans la licence GPL, on a pas une situation pareille on ne met pas ces libertés en opposition, il n'y pas un seul cas où la licence GPL t'interdise d'utiliser ton application comme tu veux parceque tu as modifié le programme comme tu veux.

    Les libertés 1 et 3 font en outre une distinction entre modification et amélioration: tu as la liberté de modifier l'application selon tes besoins (cfr liberté 1) mais tu as aussi la liberté d'améliorer l'application et de publier TES améliorations pour que la communauté en bénéficie (avec source en prérecquis).

    Ce qui signifie bien que ces libertés te confèrent le droit de faire ce que tu veux comme modifications (donc tout et n'importe quoi), et te permettent de publier TES améliorations (donc les améliorations sur lesquelles tu as autorité pour les publier sous des termes libres).

    L'AGPL retire donc la distinction droit de modification et droit de publication de tes améliorations. De-facto, la liberté de modification se retrouve bloquée par les contraintes de distribution car la distribution n'est plus une liberté mais une obligation. Dans l'AGPL, on se retrouve donc littéralement avec une situation où l'exercice de la liberté 0 peut faire sauter partiellement la liberté 1 et transforme la liberté 3 en obligation. Donc 3 libertés affectées sur 4...

    L'AGPL est-il donc libre? Si il l'est alors ça veut dire que les 4 libertés ne sont pas vraiment si importantes et qu'on peut faire du libre sans les garantir... mais alors qu'est-ce que le libre?

    Sinon, passons en revue les 3 licences que tu as cité:

    AGPL: crée une situation d'exclusivité conditionnelle entre les libertés 0 et 1 en créant un cas particulier d'utilisation (qui en fait touche sans doutes la majorité des utilisateurs), affaiblis donc les libertés 0 et 1, transformant éventuellement la liberté 3 en obligation, mais offre une protection pour une catégorie d'utilisateurs non reconnue par la GPL tout en ne reconnaissant plus une catégorie d'utilisateurs protégée par la GPL. Copyleft.

    GPL: offre strictement les libertés sans les entraver, et offre une protection relativement solide empêchant qu'un utilisateur reçoive l'application sans les libertés. Copyleft

    Les BSD (il y en a plusieurs): elles ne protègent pas les libertés, elles ne respectent pas non-plus les prérequis des libertés 1 et 3, et ne sont pas copyleft car obligation de mentionner l'auteur, une institution, une entreprise, ... On pourrait traduire grossièrement la philosophie BSD par 'on fait ce qu'on veut avec du moment qu'on voit mon nom'