• [^] # Re: Une autre vision

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche GNU Affero General Public License : la GPL des applications web. Évalué à 2.

    > L'AGPL est libre parce qu'elle protège l'utilisateur, et n'impose pas la
    > divulgation d'une utilisation privée.

    Dire que celui quii monte une plateforme de blog n'est pas utilisateur du blog en question serait abusé par exemple. C'est lui qui en gère l'administration, qui installe, qui exécute, qui modifie, ... je pense que son statut d'utilisateur ne peux être nié.

    Donc oui, si déjà tu ne considères comme utilisateur que celui qui est au bout du fil et qui utilises un champ <input> pour y mettre du texte comme un utilisateur, on aura un problème.

    Mais parlons concret :

    Pour aller plus loin oui, si mon hébergeur qui met en place cette solution fait une adaptation du soft juste pour l'adapter à sa structure réseau particulière (probablement pas utilisable hors contexte) je considère que c'est une utilisation privée et je vois très mal pourquoi n'importe qui peut lui en demander les sources. Je ne vois pas en quoi ça protège la personne au bout de la chaîne d'édition, par contre je vois très bien comment ça va contraindre ceux qui sont au bout de la chaîne d'exécution.

    Toujours pour aller plus loin, si mon hébergeur il fait son adaptation du soft pour le connecter à sa solution de backup particulière, libre (mais malheureusement non compatible GPL), en privé et toujours sans que ça touche en aucune manière au rédacteur final, il .... ah ben non, il n'a pas le droit. Ca lui imposerait de tout reverser sous AGPL et manque de pot ce n'est pas possible à cause de la licence de son outil de backup.

    Dans ces exemples il y a des problèmes concrets pour des utilisateurs techniques du soft, qui ne sont justifiés par aucun bénéfice légitime pour le rédacteur qui utilise le soft.


    > une utilisation privée

    Il va falloir se mettre d'accord aussi sur le principe de privé. Quand j'offre un service j'offre un service, pas du logiciel. Ce qui compte c'est l'ouverture des données et des protocoles.

    Pour moi ce que je fais tourner derrière ce service c'est justement quelque chose de privé, qui n'impacte pas l'utilisateur. D'après la AGPL non.


    > la FSF est cohérente avec elle-même : elle protège l'utilisateur.

    Mouais, sur du GPL je comprend, on s'assure que celui qui a le soft peut le modifier pour l'adapter. Dans le cadre d'un service en ligne de toutes façons tu n'as accès que aux données/protocoles et tu ne pourras pas modifier l'application. Du coup ça me parait d'un coup vachement moins cohérent d'imposer la diffusion du code.

    Pour moi la GPL impose la possibilité à chacun d'utiliser complètement ce qu'il a (il peut le modifier et le diffuser). Je vois bien le concept de liberté.
    La AGPL elle impose par contre la possibilité à chacun d'avoir ce qu'il voit chez les autres. Pour moi le mot clé ce n'est plus "libre", c'est "communautaire", et ça n'a plus du tout la même légitimité à être imposé.