Le logiciel libre a été initié pour retourner le droit d'auteur contre lui même. S'il n'y avais pas de droit d'auteur, il n'y aurais pas besoin de licence de logiciel libre.
Le logiciel libre utilise le droit d'auteur pour protéger les libertés, mais en l'absence du droit d'auteur, ces libertés seraient tout de même en danger.
S'il n'y avait pas de droit d'auteur:
- il y aurait quand-même des logiciels commerciaux dont le code source ne serait pas disponible.
- les entreprises créant de la valeur avec leurs applications seraient certainement moins enclines à publier leurs codes,
- obfuscation, cryptage et DRM seraient les armes n°1pour protéger les logiciels contre les regards externes, la copie, ... dans une mesure que nous ne conaissons pas actuellement.
- l'interopérabilité via des standards ouverts serait vue systématiquement comme une menace.
- les licences libres ne pourraient pas exister et donc tout code publié serait aussi mal protégé que du code sous BSD et pourrait être inclu dans du proprio à tout moment.
Voila, moi je ne partage pas ta peur d'offrir trop de libertés à l'utilisateur final, donc je ne vois rien a redire sur le principe de l'AGPL
Le problème n'est pas d'offrir des libertés à cette forme particulière d'utilisateur final, le problème est qu'on change le statut de l'utilisateur côté serveur et on porte atteinte à une liberté essentielle.
J'ai déjà expliqué le problème quelques fois, et force est de constater qu'à part me reservir du "bouh, t'aimes pas tes utilisateurs", je n'ai pas eu des masses de réaction intéressante.
A priori sur ce forum on est pas très attaché au droit de modification et d'adaptation, ce qui indiquerait qu'une majorité écrasante des gens ici sont des consommateurs privés et non des utilisateurs professionnels, contributeurs ou développeurs de produits libres.
L'adoption du logiciel libre tant par les développeurs que par les utilisateurs passe par un bon équilibre entre droits et contraintes pour chacun. Malheureusement l'équilibre entre droits et contraintes dans l'AGPL est mauvais, et je ne suis pas le seul à le dire.
De plus, comme pour les DRM, ce sont les personnes qui essayent de jouer honnêtement qui sont sanctionnées, les entreprises ne voulant pas jouer le jeu ont déjà des portes de sortie pour ne pas suivre les règles.
[^] # Re: Une autre vision
Posté par ragoutoutou . En réponse à la dépêche GNU Affero General Public License : la GPL des applications web. Évalué à 2.
Le logiciel libre utilise le droit d'auteur pour protéger les libertés, mais en l'absence du droit d'auteur, ces libertés seraient tout de même en danger.
S'il n'y avait pas de droit d'auteur:
- il y aurait quand-même des logiciels commerciaux dont le code source ne serait pas disponible.
- les entreprises créant de la valeur avec leurs applications seraient certainement moins enclines à publier leurs codes,
- obfuscation, cryptage et DRM seraient les armes n°1pour protéger les logiciels contre les regards externes, la copie, ... dans une mesure que nous ne conaissons pas actuellement.
- l'interopérabilité via des standards ouverts serait vue systématiquement comme une menace.
- les licences libres ne pourraient pas exister et donc tout code publié serait aussi mal protégé que du code sous BSD et pourrait être inclu dans du proprio à tout moment.
Le problème n'est pas d'offrir des libertés à cette forme particulière d'utilisateur final, le problème est qu'on change le statut de l'utilisateur côté serveur et on porte atteinte à une liberté essentielle.
J'ai déjà expliqué le problème quelques fois, et force est de constater qu'à part me reservir du "bouh, t'aimes pas tes utilisateurs", je n'ai pas eu des masses de réaction intéressante.
A priori sur ce forum on est pas très attaché au droit de modification et d'adaptation, ce qui indiquerait qu'une majorité écrasante des gens ici sont des consommateurs privés et non des utilisateurs professionnels, contributeurs ou développeurs de produits libres.
L'adoption du logiciel libre tant par les développeurs que par les utilisateurs passe par un bon équilibre entre droits et contraintes pour chacun. Malheureusement l'équilibre entre droits et contraintes dans l'AGPL est mauvais, et je ne suis pas le seul à le dire.
De plus, comme pour les DRM, ce sont les personnes qui essayent de jouer honnêtement qui sont sanctionnées, les entreprises ne voulant pas jouer le jeu ont déjà des portes de sortie pour ne pas suivre les règles.