hum l'informatique ce ne sont pas que les langages ou le réseau...
- il y a le raisonnement algorithmique effectivement qui apprend à poser un problème et le faire comprendre à l'ordinateur (que ce soit du logo, du prolog, de l'ada, ...), des exercices de maths ou de calcul ou de logique peuvent permettre d'illustrer rapidement les concepts de fonctionnement ("l'ordinateur fait ce que tu lui demandes mais - pour l'instant - faut que tu t'adaptes")
- il y a le volet bureautique : savoir utiliser la souris, ce qu'est un menu, se débrouiller avec l'aide des logiciels, comprendre les grandes fonctions d'un traitement de texte ou d'un tableur, ... où il vaut mieux toujours parler en terme de fonctionnalités que de produit - ces logiciels de "base" qui nous semblent anodins s'apprennent si c'est pour être utilisés à plus de 1% (publipostage, représentation graphique, ... ça peut être utile)
- il y a le volet juridique associé : les articles créateurs de la CNIL permettent de faire des examens écrits (bah oui, la calculette est interdite aux concours, ce n'est pas pour demander à tout le monde de rendre un document dactylographié :/ qui avantagerait ceux qui tapent vite) et cela permet de sensibiliser aux notions de bases de données, le traitement automatique de l'information, aux identifiants uniques et d'aborder des débats de société (dadvsi bien sûr, droit d'auteur de base, brevets éventuellement, LCEN pourquoi pas, ...)
- tout ce qui concerne le traitement d'information dans le prolongement : publication, recherche avancée des moteurs de recherche, identification de sites de références... avec l'esprit critique qui devrait venir rapidement
Les logiciels libres y ont clairement leur place avec les problématiques de formats ouverts, de licences libres (qui placent l'utilisateur au coeur du logiciel au lieu de l'emprisonner et permettent d'illustrer le droit d'auteur), de protocoles ouverts de communication (jabber ?).
Tous ces points sont au coeur de l'informatique en tant que tel et pas forcément dans les autres matières : vous a-t-on déjà parlé de brevets en physique ? de droit d'auteur en cours de français ? ah si, de propriété privée en philosophie, vous allez me dire...
L'algorithmique et la gestion des données peuvent apporter une approche complémentaire à celle des maths plus tôt dans la scolarité (la construction de R je l'ai eue en maths sup surtout... en terminale aussi, mais bon), tracer des courbes sur l'ordinateur c'est tout de même plus propre que sur du papier millimétré... cela peut permettre de réaliser certaines expériences (par simulation) plus simplement qu'en TP de chimie ou physique pour changer les conditions initiales : cela apporte un complément de compréhension ÀMHA et met en oeuvre des choses transverses apprises dans d'autres matières. Étudier la matière "informatique" en tant que tel peut même réconcilier avec d'autres matières en apportant une autre approche. Pour l'accès à l'information, les heures passées dans wikipedia peuvent permettre d'acquérir un oeil critique sur ce qui est disponible (en fonction de l'état de finition de chacun des sujets).
Perso, j'en avais bénéficié il y a plus de 15 ans, de la seconde à la terminale (bon yavait pas le volet internet mais il y avait déjà calvaclub et du travail collaboratif), c'était commun à 2 lycées parce qu'il n'y avait pas assez de monde dans l'option (ça permettait d'avoir 2 profs de math rigolos au lieu d'un) et ça comptait pas grand chose pour le bac' et c'était bien souvent le midi ou en dehors des cours standards. Cela pourrait tout à fait trouver sa place en tant que matière à part entière dans un cursus généraliste.
Ce que tu cites en tant que "projet" est intéressant aussi (mais bon comme en école d'ingé, mieux vaut avoir des salles informatiques à disposition même en soirée...).
[^] # Re: Pourquoi créer une section qui existe déjà ?
Posté par BAud (site web personnel) . En réponse à la dépêche Créer une discipline informatique à l'école ?. Évalué à 3.
- il y a le raisonnement algorithmique effectivement qui apprend à poser un problème et le faire comprendre à l'ordinateur (que ce soit du logo, du prolog, de l'ada, ...), des exercices de maths ou de calcul ou de logique peuvent permettre d'illustrer rapidement les concepts de fonctionnement ("l'ordinateur fait ce que tu lui demandes mais - pour l'instant - faut que tu t'adaptes")
- il y a le volet bureautique : savoir utiliser la souris, ce qu'est un menu, se débrouiller avec l'aide des logiciels, comprendre les grandes fonctions d'un traitement de texte ou d'un tableur, ... où il vaut mieux toujours parler en terme de fonctionnalités que de produit - ces logiciels de "base" qui nous semblent anodins s'apprennent si c'est pour être utilisés à plus de 1% (publipostage, représentation graphique, ... ça peut être utile)
- il y a le volet juridique associé : les articles créateurs de la CNIL permettent de faire des examens écrits (bah oui, la calculette est interdite aux concours, ce n'est pas pour demander à tout le monde de rendre un document dactylographié :/ qui avantagerait ceux qui tapent vite) et cela permet de sensibiliser aux notions de bases de données, le traitement automatique de l'information, aux identifiants uniques et d'aborder des débats de société (dadvsi bien sûr, droit d'auteur de base, brevets éventuellement, LCEN pourquoi pas, ...)
- tout ce qui concerne le traitement d'information dans le prolongement : publication, recherche avancée des moteurs de recherche, identification de sites de références... avec l'esprit critique qui devrait venir rapidement
Les logiciels libres y ont clairement leur place avec les problématiques de formats ouverts, de licences libres (qui placent l'utilisateur au coeur du logiciel au lieu de l'emprisonner et permettent d'illustrer le droit d'auteur), de protocoles ouverts de communication (jabber ?).
Tous ces points sont au coeur de l'informatique en tant que tel et pas forcément dans les autres matières : vous a-t-on déjà parlé de brevets en physique ? de droit d'auteur en cours de français ? ah si, de propriété privée en philosophie, vous allez me dire...
L'algorithmique et la gestion des données peuvent apporter une approche complémentaire à celle des maths plus tôt dans la scolarité (la construction de R je l'ai eue en maths sup surtout... en terminale aussi, mais bon), tracer des courbes sur l'ordinateur c'est tout de même plus propre que sur du papier millimétré... cela peut permettre de réaliser certaines expériences (par simulation) plus simplement qu'en TP de chimie ou physique pour changer les conditions initiales : cela apporte un complément de compréhension ÀMHA et met en oeuvre des choses transverses apprises dans d'autres matières. Étudier la matière "informatique" en tant que tel peut même réconcilier avec d'autres matières en apportant une autre approche. Pour l'accès à l'information, les heures passées dans wikipedia peuvent permettre d'acquérir un oeil critique sur ce qui est disponible (en fonction de l'état de finition de chacun des sujets).
Perso, j'en avais bénéficié il y a plus de 15 ans, de la seconde à la terminale (bon yavait pas le volet internet mais il y avait déjà calvaclub et du travail collaboratif), c'était commun à 2 lycées parce qu'il n'y avait pas assez de monde dans l'option (ça permettait d'avoir 2 profs de math rigolos au lieu d'un) et ça comptait pas grand chose pour le bac' et c'était bien souvent le midi ou en dehors des cours standards. Cela pourrait tout à fait trouver sa place en tant que matière à part entière dans un cursus généraliste.
Ce que tu cites en tant que "projet" est intéressant aussi (mais bon comme en école d'ingé, mieux vaut avoir des salles informatiques à disposition même en soirée...).