L'argument, « la théorie des ensembles, ça ne sert à rien » est exactement le genre de réaction qui me semble être à coté de la plaque.
Si on regarde objectivement ce qui « sert » dans les maths qu'on enseigne au collège/lycée, il n'y a pas grand chose:
- la géométrie (thalès, pythagore...),
- poser et résoudre des équations même simple,
- tracer la courbe représentative d'une fonction,
- dériver,
- intégrer,
tout ceci n'est utile qu'à une minorité. Pour s'en convaincre, Il n'y a qu'à voir la tête d'un banquier quand on demande un prêt immobilier, quand on demande comment sont calculés les indemnités:« mon bon monsieur, c'est bien compliqué... » alors que c'est une bête récurrence arithmético-géométrique que j'ai étudiée au lycée. Un autre exemple est l'étude de la fonction numérique f:salaire -> impôt. « Mon dieu avec ma dernière augmentation, j'ai gagné une tranche, je vais me faire saigner à blanc d'un coup ! »
Alors qu'on étudie ça ou autre chose...
En revanche, avec ces notions, on peut essayer de raisonner et que ce soit avec pythagore ou des ensembles, on peut le faire.
Pour niveler par le bas, il faut avoir une public avec un niveau hétérogène pour choisir de travailler au niveau minimal du groupe.
Dans le cas des maths modernes, le but était de se placer dans un domaine où tout le monde part de zéro. Alors bien sur, comme le niveau minimal est aussi le niveau maximal, on peut dire qu'on fait du nivellement par le bas. Mais on peut aussi dire qu'on applique une politique super élitiste en se plaçant au niveau des tout meilleurs.
[^] # Re: Des chiffres...
Posté par fmaz fmaz . En réponse à la dépêche Les collèges du Rhône se libèrent !. Évalué à 2.
Si on regarde objectivement ce qui « sert » dans les maths qu'on enseigne au collège/lycée, il n'y a pas grand chose:
- la géométrie (thalès, pythagore...),
- poser et résoudre des équations même simple,
- tracer la courbe représentative d'une fonction,
- dériver,
- intégrer,
tout ceci n'est utile qu'à une minorité. Pour s'en convaincre, Il n'y a qu'à voir la tête d'un banquier quand on demande un prêt immobilier, quand on demande comment sont calculés les indemnités:« mon bon monsieur, c'est bien compliqué... » alors que c'est une bête récurrence arithmético-géométrique que j'ai étudiée au lycée. Un autre exemple est l'étude de la fonction numérique f:salaire -> impôt. « Mon dieu avec ma dernière augmentation, j'ai gagné une tranche, je vais me faire saigner à blanc d'un coup ! »
Alors qu'on étudie ça ou autre chose...
En revanche, avec ces notions, on peut essayer de raisonner et que ce soit avec pythagore ou des ensembles, on peut le faire.
Pour niveler par le bas, il faut avoir une public avec un niveau hétérogène pour choisir de travailler au niveau minimal du groupe.
Dans le cas des maths modernes, le but était de se placer dans un domaine où tout le monde part de zéro. Alors bien sur, comme le niveau minimal est aussi le niveau maximal, on peut dire qu'on fait du nivellement par le bas. Mais on peut aussi dire qu'on applique une politique super élitiste en se plaçant au niveau des tout meilleurs.
Bref.