Le principe des maths modernes était pourtant louable. Partant du constat que
- quelqu'un d'un milieu social élevé pouvait plus facilement suivre et aider son enfant que quelqu'un d'un milieu social faible,
- qu'à part les compter (je racourcis), le but des maths est surtout d'apprendre à raisonner et que dans ce cadre là, raisonner sur le théorème de pythagore ou sur des théorème de théorie des ensembles, c'est du pareil au même,
il semblait intéressant de changer complètement les programmes pour que tout le monde (ou presque) parte avec 0 connaissances. De cette façon là, on pouvait espérer écart l'inégalité entre le petit Charles-Henri et le petit Moustafa.
Le problème, c'est que les personnes ayant appris à raisonner ont un pouvoir d'abstraction plus fort et la théorie des ensembles, c'était un peu trop abstrait pour Moustafa et ses parents alors que Charles-Henri et ses parents s'y sont adaptés en 30 secondes. Au final, au lieu de les réduire, on a encore accrus les écarts entre les classes.
Les maths modernes ont bien été un échec mais cet échec, au vu du raisonnement qui a mené à son introduction, n'était pas forcément si prévisible.
[^] # Re: Des chiffres...
Posté par fmaz fmaz . En réponse à la dépêche Les collèges du Rhône se libèrent !. Évalué à 5.
- quelqu'un d'un milieu social élevé pouvait plus facilement suivre et aider son enfant que quelqu'un d'un milieu social faible,
- qu'à part les compter (je racourcis), le but des maths est surtout d'apprendre à raisonner et que dans ce cadre là, raisonner sur le théorème de pythagore ou sur des théorème de théorie des ensembles, c'est du pareil au même,
il semblait intéressant de changer complètement les programmes pour que tout le monde (ou presque) parte avec 0 connaissances. De cette façon là, on pouvait espérer écart l'inégalité entre le petit Charles-Henri et le petit Moustafa.
Le problème, c'est que les personnes ayant appris à raisonner ont un pouvoir d'abstraction plus fort et la théorie des ensembles, c'était un peu trop abstrait pour Moustafa et ses parents alors que Charles-Henri et ses parents s'y sont adaptés en 30 secondes. Au final, au lieu de les réduire, on a encore accrus les écarts entre les classes.
Les maths modernes ont bien été un échec mais cet échec, au vu du raisonnement qui a mené à son introduction, n'était pas forcément si prévisible.
Fred