Toute entreprise rencontrant tant soit peu de succès se verrait menacée légalement par des concurrents qui d'une manière ou d'une autre pourraient définir des segments ou elle serait en situation de monopole. Serait-il souhaitable que Sun soit attaquée pour le "monopole" de Java sur les téléphones mobiles? Ou la Fondation Mozilla pour son "monopole" dans la Gendarmerie?
Cette remarque est sans fondement.
Ce qui est répréhensible légalement ce n'est pas le fait d'être en monopole, mais l'abus de situation dominante. Tant que Sun n'abuse pas de la position dominante de Java sur le marché des téléphones mobiles, il n'y a rien à dire (légalement).
Pour qu'il se maintienne, sans "protection" particulière, il n'y a pas 36 solutions: ses produits, ses services doivent continuer de plaire à ses clients ; or on n'a pas d'exemple de monopole de cette deuxième sorte ayant réussi à se maintenir durablement.
Qu'appelle-t-on "durablement" ?
10 ans, en informatique, c'est assez long, et Windows a maintenu un quasi-monopole sur une telle durée.
Après on peut augmenter autant qu'on veut la "durabilité" requise pour parvenir à la conclusion désirée...
Ensuite il faut comprendre que certains marchés sont des "monopoles naturels". Par exemple l'édition de logiciels vendus sous le régime de la licence : les coûts de production sont quasi-fixes, mais le revenu est proportionnel à la distribution. Le joueur dominant a donc un avantage "naturel" qui ne fait qu'accroître sa puissance par rapport à ses concurrents (boucle de rétroaction positive qui amène à atteindre le maximum à savoir 100% du marché).
C'est une vision bien entendu mathématique des choses qui implique qu'il n'y a pas de paramètres extra-économiques (problèmes de management, innovations "disruptives", etc.) qui entrent en ligne de compte.
Un tel paramètre extra-économique est le logiciel libre : le LL introduit des motivations puissantes qui ne reposent pas sur la "rationalité économique" habituelle.
[^] # Re: Les modèles économiques
Posté par Antoine . En réponse à la dépêche Modèles économiques liés aux logiciels libres. Évalué à 1.
Cette remarque est sans fondement.
Ce qui est répréhensible légalement ce n'est pas le fait d'être en monopole, mais l'abus de situation dominante. Tant que Sun n'abuse pas de la position dominante de Java sur le marché des téléphones mobiles, il n'y a rien à dire (légalement).
Pour qu'il se maintienne, sans "protection" particulière, il n'y a pas 36 solutions: ses produits, ses services doivent continuer de plaire à ses clients ; or on n'a pas d'exemple de monopole de cette deuxième sorte ayant réussi à se maintenir durablement.
Qu'appelle-t-on "durablement" ?
10 ans, en informatique, c'est assez long, et Windows a maintenu un quasi-monopole sur une telle durée.
Après on peut augmenter autant qu'on veut la "durabilité" requise pour parvenir à la conclusion désirée...
Ensuite il faut comprendre que certains marchés sont des "monopoles naturels". Par exemple l'édition de logiciels vendus sous le régime de la licence : les coûts de production sont quasi-fixes, mais le revenu est proportionnel à la distribution. Le joueur dominant a donc un avantage "naturel" qui ne fait qu'accroître sa puissance par rapport à ses concurrents (boucle de rétroaction positive qui amène à atteindre le maximum à savoir 100% du marché).
C'est une vision bien entendu mathématique des choses qui implique qu'il n'y a pas de paramètres extra-économiques (problèmes de management, innovations "disruptives", etc.) qui entrent en ligne de compte.
Un tel paramètre extra-économique est le logiciel libre : le LL introduit des motivations puissantes qui ne reposent pas sur la "rationalité économique" habituelle.