...et polluer le libre avec des vrais bouts de propriétaire dedans, non-modifiables et sujets à attaque de angry-lawyers ?
Si la jurisprudence a établi que la reproduction d'une affiche de film était sujette au fair use, pas de problème avec les avocats. Quant à la pollution, il faut aussi voir les choses sous un autre angle que celui du puriste du libre : tout contenu culturel est précieux.
Non-merci, ce n'est pas comme ça que la diffusion de la connaissance, l'échange, le partage se font.
Quand on parle d'affiches de films, il n'y a ni partage ni échange sur la Wikipédia francophone. Pas comme sur son homologue anglophone.
Au contraire, il me semble bien moins libre...
Je vois pas en quoi. Par rapport à nous, il est libre de pouvoir redistribuer des copies d'affiches ou de pochettes.
Benjamin Franklin l'états-unien disait à peu prêt : « Quiconque est prêt à sacrifier sa liberté pour un peu de confort ne mérite ni l'un ni l'autre.
C'était à propos de la sécurité, pas du confort : elle est à propos d'un contexte entièrement différent, et je suis parfaitement d'accord avec elle. Mais dans le cas qui nous concerne, il s'agit de composer un compromis social entre les droits du public et ceux des auteurs. De plus je crois que c'est une erreur de réduire les objets culturels à un simple confort.
Je suis pour le libre et son développement, car cela montre une belle image du partage et de la création communautaire et démontre ses qualités. De plus, dans certains domaines, le libre est viable économiquement. Mais je suis contre le mur qui est entrain de se monter entre le libre et le proprio (je préfère dire protégé). Le concept du fair use est pour moi une sorte de DMZ entre ces deux mondes qui pourraient leur permettre d'échanger. Je parle ici principalement de la culture, pas de la connaissance : en matière de logiciels, encyclopédies, cours, ..., le libre est largement capable de se passer du protégé. Certains doivent se dire que je me monte la tête pour pas grand chose : des affiches de films, on s'en fout c'est pas bien grave.
Mais c'est surtout pour le principe. Le fair use, c'est un concept qui m'est très précieux. C'est la société qui dit : « non, vous les auteurs, vous n'avez aucun droit naturel sur vos oeuvres. Mais la société veut vous accorder certains droits et monopoles car elle pense que ça l'enrichit globalement. Seulement, la loi ne pouvant penser à tout, elle est obligée de rétablir l'équilibre avec les droits du public par la jurisprudence qui est bien plus flexible. »
Et c'est grâce à ce fair use que certains juristes états-uniens pensent qu'il serait possible d'établir légalement la possibilité de redistribuer des montages et des éditions de films ou d'émissions dans le cadre des blogs vidéos, par exemple. Chose qui serait bien moins propice à se produire dans nos sociétés européenne qui ont fait de la propriété intellectuelle un quasi droit humain. Bon, il faut aussi voir le mauvais côté de la médaille : les états-uniens sont dans les faits très attachés à la capitalisation des contenus culturels. D'où par exemple l'amendement Mickey Mouse qui a prolongé la durée du copyright post mortem de 20 ans.
[^] # Re: Liberté
Posté par yoplait . En réponse à la dépêche 500 000 articles sur la Wikipédia francophone !. Évalué à 6.
Si la jurisprudence a établi que la reproduction d'une affiche de film était sujette au fair use, pas de problème avec les avocats. Quant à la pollution, il faut aussi voir les choses sous un autre angle que celui du puriste du libre : tout contenu culturel est précieux.
Quand on parle d'affiches de films, il n'y a ni partage ni échange sur la Wikipédia francophone. Pas comme sur son homologue anglophone.
Je vois pas en quoi. Par rapport à nous, il est libre de pouvoir redistribuer des copies d'affiches ou de pochettes.
C'était à propos de la sécurité, pas du confort : elle est à propos d'un contexte entièrement différent, et je suis parfaitement d'accord avec elle. Mais dans le cas qui nous concerne, il s'agit de composer un compromis social entre les droits du public et ceux des auteurs. De plus je crois que c'est une erreur de réduire les objets culturels à un simple confort.
Je suis pour le libre et son développement, car cela montre une belle image du partage et de la création communautaire et démontre ses qualités. De plus, dans certains domaines, le libre est viable économiquement. Mais je suis contre le mur qui est entrain de se monter entre le libre et le proprio (je préfère dire protégé). Le concept du fair use est pour moi une sorte de DMZ entre ces deux mondes qui pourraient leur permettre d'échanger. Je parle ici principalement de la culture, pas de la connaissance : en matière de logiciels, encyclopédies, cours, ..., le libre est largement capable de se passer du protégé. Certains doivent se dire que je me monte la tête pour pas grand chose : des affiches de films, on s'en fout c'est pas bien grave.
Mais c'est surtout pour le principe. Le fair use, c'est un concept qui m'est très précieux. C'est la société qui dit : « non, vous les auteurs, vous n'avez aucun droit naturel sur vos oeuvres. Mais la société veut vous accorder certains droits et monopoles car elle pense que ça l'enrichit globalement. Seulement, la loi ne pouvant penser à tout, elle est obligée de rétablir l'équilibre avec les droits du public par la jurisprudence qui est bien plus flexible. »
Et c'est grâce à ce fair use que certains juristes états-uniens pensent qu'il serait possible d'établir légalement la possibilité de redistribuer des montages et des éditions de films ou d'émissions dans le cadre des blogs vidéos, par exemple. Chose qui serait bien moins propice à se produire dans nos sociétés européenne qui ont fait de la propriété intellectuelle un quasi droit humain. Bon, il faut aussi voir le mauvais côté de la médaille : les états-uniens sont dans les faits très attachés à la capitalisation des contenus culturels. D'où par exemple l'amendement Mickey Mouse qui a prolongé la durée du copyright post mortem de 20 ans.