• [^] # Re: paroles et paroles...

    Posté par . En réponse à la dépêche Réponse de Ségolène Royal au questionnaire de Candidats.fr. Évalué à 1.

    Je lis des livres, je n'en achète pas et j'ai une carte de bibli. othèque pour 10¤ par an ! Ce n'est pas une sorte de licence globale ?

    Pour la musique et les films c'est la même chose : un abonnement à la médiathèque et hop ! Pour le même prix on peut emprunter des livres aussi bien que des CDs ou DVDs. Ça c'est un véritable accès à la culture à protéger ! Si on ajoute les plateformes diverses sur Internet, la musique libre(ment diffusable) et autres créations, on a un début d'offre assez sympathique. Le gros point qui bloque, c'est ces dinosaures qui ne veulent pas bouger.

    Prenons la musique : le seul point gênant de la licence globale (si c'est vrai que ça permettrait de donner plus aux artistes) c'est le casse-tête de la redistribution du pactole. Si on résolvait ça on pourrait imaginer un système (peut-être très con mais ça me vient à l'esprit là) du genre :

    - Continuer de taxer les supports comme les CDs vierges et compagnie, voire augmenter la taxe

    - En même temps légaliser ce qui s'est toujours fait : la copie. C'est un fait qu'on ne peut empêcher personne de prêter des musiques ou des CDs ou des films à ses proches, alors autant s'appuyer sur le phénomène pour élargir la diffusion. Avec une copie libérée, tout le monde serait autorisé à distribuer et vendre des CDs, des musiques etc, et pas seulement à ses proches, mais à quiconque. On pourrait alors imaginer plein d'opération possibles, au niveau d'un quartier, d'une ville ou simplement après des concerts. Ces ventes devant être bien sûr déclarées pour imposition. Plus besoin d'être entravé.

    - Le rôle des maisons de disque est réduit certes, et en enlevant leur poids du marché de la musique il y aurait théoriquement un succès des artistes un peu plus basé sur le talent que le marketing (là je tape dans le gros idéalisme, on sait bien que c'est bien plus compliqué que ça)

    - De même, les sociétés de gestion de droits comme la SACEM ou SACP, hop ! Poubelle ou réforme, la redistribution se jouant au niveau public. Autre avantage : on se base beaucoup plus sur l'artiste ainsi, c'est à lui que reviennent les choix. S'il veut mettre sous une licence libre c'est à lui de choisir, pas à un organisme.

    - Comment produire les artistes alors ? Comment payer les studios d'enregistrement ? En permettant aux artistes débutants d'enregistrer leur album, avec les sous de tout ce système. Un genre de bourse, quoi. Ça abaisserait le prix d'entrée dans le monde de la musique, donnant plus de dynamisme. Bien sûr, ça voudrait sûrement dire un peu moins de millions aux artistes les plus connus, qui ont toute la panoplie de leurs concerts, manifestations et produits dérivés pour rester sereins ;-)

    Bon là c'est du brut de décoffrage mais un système du genre laissant plus de liberté de mouvement aux artistes et au public ça m'irait bien.