• [^] # Re: Les réponses de Bové

    Posté par . En réponse à la dépêche Réponse de la candidate Marie-George Buffet à Candidats.fr. Évalué à 5.

    Justement, on est d'accord sur le fond mais pas sur le sens des mots. Le libre permet la libreté d'entreprendre, de créer son entreprise et de gagner de l'argent, de créer des emplois, sans forcément disposer d'un capital important au préalable. ça, pour moi, c'est du libéralisme économique. Le libre s'imposera progressivement parce cette mise en concurrence de chacun des acteurs est très fructeux pour l'innovation et la qualité.

    Cependant, ce n'est pas capitaliste parce qu'il n'y a pas moyen de capitaliser les connaissances, le savoir faire. Dans notre cas les brevets logiciels suivent une logique capitaliste puisque l'argent permet de transformer les connaissances en quelques chose qui se vend et qui permet de contrôler la concurrence.

    Pour moi le libre suit une logique libérale mais pas une logique capitaliste. Je n'ai pas l'imprésssion que la distinction soit claire dans le discours d'extrême gauche (dans celui de la droite libérale non plus d'ailleurs). Souvent, le libéralisme économique entraîne le capitalise ce qui explique pour moi la confusion entre les notions. C'est le cas notamment du marché de l'informatique aujourd'hui ou l'éffet club a conduit au monopôle de Microsoft. Mais si le libre s'impose (ce qui me semble inévitable) cela se sera fait sans qu'il y ait de règle pour contrôler la concurrence. On aura alors un exemple ou le libéralisme économique conduit à situation pas du tout capitaliste.

    En résumé, le succès des logiciels libre me semble être un contre exemple pour les théories d'extrême gauche qui explique que la libre concurrence entraîne forcement une situation capitaliste (avec des riches de plus en plus riche et des pauvres de plus en plus pauvre). Donc je m'étonne toujours de l'engouement de ces derniers pour les LL.