Contrairement à ce que tu penses, je crois qu'une erreur d'écriture peut-être bien plus grave.
Si l'écriture touche les méta-données, alors cela peut détruire en grande partie ou complètement le système de fichier.
Ce que l'on reproche au RAID-5, c'est de ne pas être capable de faire ses écritures de façon atomique. Or comme il n'y a pas de somme de controle globale transverse à tous les disques, le système n'est pas capable de détecter de corruption lors d'une reconstruction.
Pour contourner ce problème, et là on sort du cadre d'un particulier; les fabriquant propose des cartes matérielles qui disposent de NVRAM ou de RAM et de batterie qui permet de conserver les données en cas de coupure de courant. Lorsque le courant revient, la carte écrit les blocs qu'elle n'a pas pu écrire avant la coupure sur les disques qui existent encore.
Comme c'est une carte matérielle, la structure de la matrice RAID-5 est propriétaire et il faut donc prévoir une carte de secours pour garantir de pouvoir remonter la matrice si la carte active meurt.
Encore un autre problème, évoqué par Theodore Ts'o ( par exemple en http://lkml.org/lkml/2005/6/27/298 mais je sais qu'il en a parlé lors de la conférence sur les FS en 2006, je ne retrouve plus le texte):
- Lors d'un transert DMA, les données sont copiées de la RAM vers le disque pour écriture. Le disque est fabriqué de façon a garantir une écriture de secteur atomique (ça ne fait que 512 octets).
- Lorsqu'il y a une coupure de courant, la tension chute à un niveau inacceptable pour la RAM (qui est très sensible) et son contenu est corrompu.
- Si la carte mère fait mal son boulot, et visiblement il y a beaucoup de cartes économiques qui ont ce défaut, elle ne détecte pas la chute de tension suffisement vite, et laisse le transfert DMA se faire vers le disque. Le disque n'ayant pas encore détecté la chute de tension écrit le secteur corrompu.
Hop, on a des données inutilisables sur le disque. Avec un journal on s'en sort si chaque evenement a une somme de controle. Sinon...
[^] # Re: Meilleur et moins cher que le RAID5 ?
Posté par Sébastien Koechlin . En réponse à la dépêche Deux analyses précieuses sur la fiabilité et la longévité des disques durs. Évalué à 3.
Si l'écriture touche les méta-données, alors cela peut détruire en grande partie ou complètement le système de fichier.
Ce que l'on reproche au RAID-5, c'est de ne pas être capable de faire ses écritures de façon atomique. Or comme il n'y a pas de somme de controle globale transverse à tous les disques, le système n'est pas capable de détecter de corruption lors d'une reconstruction.
Pour contourner ce problème, et là on sort du cadre d'un particulier; les fabriquant propose des cartes matérielles qui disposent de NVRAM ou de RAM et de batterie qui permet de conserver les données en cas de coupure de courant. Lorsque le courant revient, la carte écrit les blocs qu'elle n'a pas pu écrire avant la coupure sur les disques qui existent encore.
Comme c'est une carte matérielle, la structure de la matrice RAID-5 est propriétaire et il faut donc prévoir une carte de secours pour garantir de pouvoir remonter la matrice si la carte active meurt.
Encore un autre problème, évoqué par Theodore Ts'o ( par exemple en http://lkml.org/lkml/2005/6/27/298 mais je sais qu'il en a parlé lors de la conférence sur les FS en 2006, je ne retrouve plus le texte):
- Lors d'un transert DMA, les données sont copiées de la RAM vers le disque pour écriture. Le disque est fabriqué de façon a garantir une écriture de secteur atomique (ça ne fait que 512 octets).
- Lorsqu'il y a une coupure de courant, la tension chute à un niveau inacceptable pour la RAM (qui est très sensible) et son contenu est corrompu.
- Si la carte mère fait mal son boulot, et visiblement il y a beaucoup de cartes économiques qui ont ce défaut, elle ne détecte pas la chute de tension suffisement vite, et laisse le transfert DMA se faire vers le disque. Le disque n'ayant pas encore détecté la chute de tension écrit le secteur corrompu.
Hop, on a des données inutilisables sur le disque. Avec un journal on s'en sort si chaque evenement a une somme de controle. Sinon...