Résumé de mon long commentaire : je ne suis pas du tout d'accord avec toi sur la nécessité de ne surtout rien changer.
Clarification utile dans la première partie de ton commentaire, mais dans la seconde partie tu expliques en gros que le système doit rester à l'équilibre qu'il connaît aujourd'hui.
Pourquoi pas !
Pourquoi ne pas imaginer un processus d'innovation pharmaceutique avec un ticket d'entrée moins cher ? En effet, l'AMM (autorisation de mise sur le marché) marque la fin d'un processus à la fois nécessaire pour la sécurité publique, long et cher -ça, tout le monde le sait.
Mais c'est aussi un processus composé de tâches parfaitement séparables mais non séparées (pour protéger le secret), qui peut achopper sur n'importe laquelle d'entre-elles, avec pour conséquence une durée prolongée de plusieurs années voire un échec.
De fait, ce prix élevé et ce risque sont dissuasifs même pour les firmes pharmaceutiques, même dans le contexte de concentration effrénée que connaît la pharmacie -qui partage avec le pétrole quelques similarités et le titre d'industrie la plus rentable qui soit.
L'aversion au risque a pour conséquences une R&D orientée
-d'une part vers les maladies de riches,
-d'autre part vers le recyclage du connu :
. soit vers de nouvelles formes pharmaceutiques,
. soit, comme il est présenté dans cette dépêche, vers des molécules présentant de légères variations par rapport à celles du concurrent ou par rapport à d'autres dont le brevet arrive à expiration - mais ne présentant toutefois pas de différence fonctionnelle, ce qui baisse considérablement le prix de la constitution d'un dossier d'AMM.
En conclusion, le système des brevets est perverti et empêche cette industrie de ce concentrer de façon optimale sur les problèmes de santé les plus graves et touchant le plus grand nombre tout en encourageant à une concentration industrielle qui nuit à la compétition : l'équilibre n'est qu'apparent.
Comment croire encore au marché parfait (symétrie d'information, pas d'ententes) et à la concurrence libre et non faussée quand 10 (le nombre m'épate) ascensoristes arrivent à se mettre d'accord sur leurs tarifs[0] ?.
PS: et à mon avis on risque de prendre le même chemin en chimie avec REACH -intentions louables, mais ticket d'entrée en hausse.
[^] # Re: On a pas tous les jours...
Posté par feth . En réponse à la dépêche Brevets: du rififi dans la pharmacie?. Évalué à 4.
Clarification utile dans la première partie de ton commentaire, mais dans la seconde partie tu expliques en gros que le système doit rester à l'équilibre qu'il connaît aujourd'hui.
Pourquoi pas !
Pourquoi ne pas imaginer un processus d'innovation pharmaceutique avec un ticket d'entrée moins cher ? En effet, l'AMM (autorisation de mise sur le marché) marque la fin d'un processus à la fois nécessaire pour la sécurité publique, long et cher -ça, tout le monde le sait.
Mais c'est aussi un processus composé de tâches parfaitement séparables mais non séparées (pour protéger le secret), qui peut achopper sur n'importe laquelle d'entre-elles, avec pour conséquence une durée prolongée de plusieurs années voire un échec.
De fait, ce prix élevé et ce risque sont dissuasifs même pour les firmes pharmaceutiques, même dans le contexte de concentration effrénée que connaît la pharmacie -qui partage avec le pétrole quelques similarités et le titre d'industrie la plus rentable qui soit.
L'aversion au risque a pour conséquences une R&D orientée
-d'une part vers les maladies de riches,
-d'autre part vers le recyclage du connu :
. soit vers de nouvelles formes pharmaceutiques,
. soit, comme il est présenté dans cette dépêche, vers des molécules présentant de légères variations par rapport à celles du concurrent ou par rapport à d'autres dont le brevet arrive à expiration - mais ne présentant toutefois pas de différence fonctionnelle, ce qui baisse considérablement le prix de la constitution d'un dossier d'AMM.
En conclusion, le système des brevets est perverti et empêche cette industrie de ce concentrer de façon optimale sur les problèmes de santé les plus graves et touchant le plus grand nombre tout en encourageant à une concentration industrielle qui nuit à la compétition : l'équilibre n'est qu'apparent.
Comment croire encore au marché parfait (symétrie d'information, pas d'ententes) et à la concurrence libre et non faussée quand 10 (le nombre m'épate) ascensoristes arrivent à se mettre d'accord sur leurs tarifs[0] ?.
PS: et à mon avis on risque de prendre le même chemin en chimie avec REACH -intentions louables, mais ticket d'entrée en hausse.
PPS: encore désolé pour la longueur.
[0] http://news.google.fr/news?ie=UTF-8&oe=UTF-8&tab=wn&(...)
[1] http://ec.europa.eu/environment/chemicals/reach/reach_intro.(...) (cette page n'est pas internationalisée !)