Sur le fond cette question de la mutualisation est importante et mal comprise. Les entreprises commerciales (comme Microsoft, Oracle ou SAP) mutalisent car elles permettent de partager les coûts de développement entre plusieurs utilisateurs
- les coûts d'adaptation du logiciel proprio restent à la charge de chaque utilisateur, pourquoi en serait-il autrement pour le logiciel libre?
Si je suis bien ton raisonnement, tu insinues qu'une partie des revenus des logiciels proprios non modifiés sert à améliorer le logiciel et l'autre partie sert de cagnotte pour faire des développements adaptés aux entreprises, ce qui permet de ne pas demander trop d'argent à l'entreprise pour adapter son logiciel.
Par contre le libre n'ayant pas de cagnotte, l'adaptation d'un logiciel est donc à 100% à la charge du client.
Ce qu'oublie M. Gérard Collomb c'est que même si l'adaptation d'un logiciel libre revenait à être un peu plus cher qu'acheter et adapter un logiciel proprio, il y a fort à parier que dans le 1er cas l'adaptation soit faite par un société locale qui paiera ses charges et autres redevances et donc fera diminuer le chômage local. Au final on obtient un système gagnant-gagnant. Je ne parle même pas des avantages liés à la connaissance du source dans le cas de technologies de pointe ou sensibles...
D'autre part, si plusieurs améliorations sont vraiment intéressantes pour tout le monde, elles seront tôt au tard accessibles à tout le monde pour le prix d'un logiciel libre qui est très souvent inférieur à celui d'un logiciel proprio, M. Gérard Collomb oublie également que s'il utilise un logiciel libre non modifié, le coût d'une migration vers la nouvelle version sera très inférieur à celui d'une migration d'un logiciel proprio. Cela c'est bien être pragmatique : économie sur le long terme, pérénnité des données. Bref son argumentaire est bien léger
[^] # Re: La mutalisation du libre lui a échappé
Posté par jarodender . En réponse à la dépêche Interview de G. Collomb, Sénateur-Maire de Lyon. Évalué à 3.
Si je suis bien ton raisonnement, tu insinues qu'une partie des revenus des logiciels proprios non modifiés sert à améliorer le logiciel et l'autre partie sert de cagnotte pour faire des développements adaptés aux entreprises, ce qui permet de ne pas demander trop d'argent à l'entreprise pour adapter son logiciel.
Par contre le libre n'ayant pas de cagnotte, l'adaptation d'un logiciel est donc à 100% à la charge du client.
Ce qu'oublie M. Gérard Collomb c'est que même si l'adaptation d'un logiciel libre revenait à être un peu plus cher qu'acheter et adapter un logiciel proprio, il y a fort à parier que dans le 1er cas l'adaptation soit faite par un société locale qui paiera ses charges et autres redevances et donc fera diminuer le chômage local. Au final on obtient un système gagnant-gagnant. Je ne parle même pas des avantages liés à la connaissance du source dans le cas de technologies de pointe ou sensibles...
D'autre part, si plusieurs améliorations sont vraiment intéressantes pour tout le monde, elles seront tôt au tard accessibles à tout le monde pour le prix d'un logiciel libre qui est très souvent inférieur à celui d'un logiciel proprio, M. Gérard Collomb oublie également que s'il utilise un logiciel libre non modifié, le coût d'une migration vers la nouvelle version sera très inférieur à celui d'une migration d'un logiciel proprio. Cela c'est bien être pragmatique : économie sur le long terme, pérénnité des données. Bref son argumentaire est bien léger