En ce qui me concerne, je ne dis pas ça, mais je soulevais simplement quelques interrogations et quelques points qui me semblaient contradictoires avec les objectifs du projet.
OK, c'est bâti autour de softs GPL avec tout ce que ça implique comme points positifs. On conçoit que les ONG/Gouvernements auront accès à ces libertés. Mais quid des utilisateurs eux-mêmes ? D'après ce que je lis dans la dépêche, il faut avoir une clé spéciale pour modifier le système, i.e. les utilisateurs ne seront pas admin de leur machine. Le fait qu'ils soient bridés dans la possibilité de modifier / recompiler leur système n'est-il pas contradictoire avec les belles déclarations d'intention affichées sur la page que tu pointes ? (ou alors cette page ne parle t-elle que des libertés des administrateurs, et pas des utilisateurs. Pourtant il est bien dit "Our users and customers must be able to", "our customers and the children who use the laptop can look under the hood to change the software"...). Pour faire un parallèle, les Freebox sont basées sur Linux, mais on n'a accès à rien et on ne peut rien modifier, et ils sont dans leur droit : la freebox reste propriété de Free et est seulement "prêtée" => on n'a accès à aucune des libertés de la GPL. Ici apparemment ça a l'air pareil... (je peux me tromper - d'ailleurs j'aimerais bien - mais j'attends d'être contredit)
La première des libertés devrait être celle de garantir sa vie privée et ses données. Et sans vouloir tomber dans la théorie du complot il me semble que cette liberté là n'est pas forcément garantie ici (en tout cas d'après ce que je lis). Sur le côté "évangélisation de la démocratie", il me semble qu'il serait au contraire très facile de localiser et "d'éteindre" le portable de qqun qui tiendrait des propos politiquement incorrects... (alors que quand on a son propre portable, on en reste maître, on peut utiliser tor, truecrypt, gnupg, etc...). Maintenant, c'est un choix. Je peux comprendre que les états ne souhaitent pas "donner" les portables, et souhaitent (comme tu le décris) en garder +/- le contrôle. Mais qu'on appelle un chat un chat : c'est un outils purement éducatif (avec tout ce que ça peut signifier de divers en fonction du pays concerné), un peu comme une salle d'info décentralisée. Mais l'aspect "libre" me semble davantage un atout pragmatique pour les pays/admins que pour les utilisateurs qui n'en verront pas bcp la couleur j'ai l'impression...
Je verrai la chose positivement si et seulement si
1) la vie privée (et la sécurité/liberté) des _utilisateurs_ est respectée
2) l'impact environnemental est maîtrisé
3) l'argent investi là dedans présente de réelles perspectives de "retour sur investissement" (en terme de niveau d'instruction), alors même que cet argent pourrait être investi dans la construction / restauration d'école, la rémunération d'enseignants, la lutte contre le palu, etc...
4) accessoirement, qu'on en vante l'aspect "libre" uniquement si les utilisateurs sont effetivement libres de créer/compiler/installer leurs softs sans devoir les faire signer et sans risquer d'être débranchés
Dernière chose pour regivanx : je ne suis pas d'accord pour dire que les ONG "c'est les multinationales". Il y a quand même une différence ! (dans l'organisation, dans les objectifs, dans l'esprit). Heureusement qu'elles sont là, les ONG... !
[^] # Re: Fantastique!
Posté par karteum59 (site web personnel) . En réponse à la dépêche Bitfrost : Un nouveau modèle de sécurité. Évalué à 4.
OK, c'est bâti autour de softs GPL avec tout ce que ça implique comme points positifs. On conçoit que les ONG/Gouvernements auront accès à ces libertés. Mais quid des utilisateurs eux-mêmes ? D'après ce que je lis dans la dépêche, il faut avoir une clé spéciale pour modifier le système, i.e. les utilisateurs ne seront pas admin de leur machine. Le fait qu'ils soient bridés dans la possibilité de modifier / recompiler leur système n'est-il pas contradictoire avec les belles déclarations d'intention affichées sur la page que tu pointes ? (ou alors cette page ne parle t-elle que des libertés des administrateurs, et pas des utilisateurs. Pourtant il est bien dit "Our users and customers must be able to", "our customers and the children who use the laptop can look under the hood to change the software"...). Pour faire un parallèle, les Freebox sont basées sur Linux, mais on n'a accès à rien et on ne peut rien modifier, et ils sont dans leur droit : la freebox reste propriété de Free et est seulement "prêtée" => on n'a accès à aucune des libertés de la GPL. Ici apparemment ça a l'air pareil... (je peux me tromper - d'ailleurs j'aimerais bien - mais j'attends d'être contredit)
La première des libertés devrait être celle de garantir sa vie privée et ses données. Et sans vouloir tomber dans la théorie du complot il me semble que cette liberté là n'est pas forcément garantie ici (en tout cas d'après ce que je lis). Sur le côté "évangélisation de la démocratie", il me semble qu'il serait au contraire très facile de localiser et "d'éteindre" le portable de qqun qui tiendrait des propos politiquement incorrects... (alors que quand on a son propre portable, on en reste maître, on peut utiliser tor, truecrypt, gnupg, etc...). Maintenant, c'est un choix. Je peux comprendre que les états ne souhaitent pas "donner" les portables, et souhaitent (comme tu le décris) en garder +/- le contrôle. Mais qu'on appelle un chat un chat : c'est un outils purement éducatif (avec tout ce que ça peut signifier de divers en fonction du pays concerné), un peu comme une salle d'info décentralisée. Mais l'aspect "libre" me semble davantage un atout pragmatique pour les pays/admins que pour les utilisateurs qui n'en verront pas bcp la couleur j'ai l'impression...
Je verrai la chose positivement si et seulement si
1) la vie privée (et la sécurité/liberté) des _utilisateurs_ est respectée
2) l'impact environnemental est maîtrisé
3) l'argent investi là dedans présente de réelles perspectives de "retour sur investissement" (en terme de niveau d'instruction), alors même que cet argent pourrait être investi dans la construction / restauration d'école, la rémunération d'enseignants, la lutte contre le palu, etc...
4) accessoirement, qu'on en vante l'aspect "libre" uniquement si les utilisateurs sont effetivement libres de créer/compiler/installer leurs softs sans devoir les faire signer et sans risquer d'être débranchés
Dernière chose pour regivanx : je ne suis pas d'accord pour dire que les ONG "c'est les multinationales". Il y a quand même une différence ! (dans l'organisation, dans les objectifs, dans l'esprit). Heureusement qu'elles sont là, les ONG... !