• [^] # Re: Ils voudraient pas nous laisser souffler 5 minutes ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Régulation du net : un projet de décret inquiétant. Évalué à 1.

    Ta réaction est amusante puisque tu arrives à ne pas être d'accord avec moi tout en justifiant ce que je dis. J'aurais sans doute mis les même exemple mais c'était un peu long à écrire. On peut en effet remettre en cause la façon dont se fait l'accès au pouvoir ou des libertés trop importantes qu'aurait un élu. Par exemple :

    ...en 2002 nous (les français) avons élus J. Chirac avec une majorité de 82%...

    Il y a eu beaucoup de manifestation à juste titre à la suite de cet épisode. Des manifs contre beaucoup de chose au même moment : contre JM Le Pen, ie contre un homme, contre ses élécteurs, ie une partie de la population mais aussi contre la présidentielle en elle même. Le sens profond du malaise qui a fait suite à cet épisode, c'est avant tout que le système éléctoral a permis de mettre au second tour quelqu'un qui est considéré comme dangeureux par 80 % de la population !! Pourquoi est-il au second tour ?? Le système éléctoral est alors complétement anti-démocratique, dangereux et une fronde populaire contre ça est totalement justifié puisque qu'un tel système produit un resultat qui n'est pas fidèle à la volonté des citoyen. De plus, une partie des voix donnée à Chirac sont en fait données contre JM Le Pen, ce qui n'a aucun sens dans une procédure de légitimisation d'un président.

    Après, dans le deuxième exmple, on est dans un cas similaire. Si un président est élu et se met à faire nimporte quoi. On peut descendre dans la rue pour demander l'existance d'une procédure exeptionnelle pour virer un président dangereux (Ça existe dans le plupart des pays démocratiques par le bias d'un vote au parlement). ça me semble inutile dans le fond de remettre en cause les agisement d'un tel président sans remettre en cause le système, ses libertés et devoirs, dans lequel il exerce ses fonctions. Ou alors quel sens donner à la protestation : on aime plus ce président mais on ne veut rien changer au système, pas de problème si la situation apparaît à nouveau.

    En fait en y réfléchissant, c'est même peut-être une condition nécessaire et suffisante pour avoir ce qu'on appele une démocratie participative. Que la protestation soit le droit fondateur mais qu'elle ne porte que sur l'organisation même de la démocratie et non sur les décisions qui sont prises.

    Après, il faut pas se tromper, exprimer ses idées sur un sujet en manifestant dans la rue pour propager ses idées est quelque-chose de différent quoique la différence puisse être subtile et en pratique plutôt abstraite. On est dans alors dans le cas de la liberté d'exprression et non un "droit" à s'opposer à un décideur.