Pour ce qui est du Venezuela, il n'y a pas de quoi se réjouir.
Le projet de loi initial a été complétement reformulé, sans consultation des acteurs du logiciel libre, même l'ancien ministre a l'origine du projet a été exclu de la discussion.
Le nouveau projet fait la part belle à Microsoft, puisque il prévoit que si Microsoft met le code à disposition du gouvernement (sans pour autant pouvoir modifier ou redistribuer), il n'y a plus d'obligations d'utiliser des logiciels libres.
Comment en est-on arrivé là ? C'est simple, sous le pseudo vernis de la "démocratie participative", il y a en fait un Etat autoritaire, dont le chef et les ministres peuvent faire ce que bon leur semble sans rendre de compte à personne, sauf au peuple. Et le peuple, c'est qui ? Elément de réponse: en tout cas pas les membres des différents groupes d'utilisateurs de logiciels libres.
Le député en charge du projet était Luis Tascon, principal artisant de la liste Maisanta, petit programme permettant d'identifier les tendances politiques des citoyens vénézuéliens grâce à leur no. de carte d'identité. Installé dans toutes les institutions publiques du pays, il permet de discriminer à l'embauche tout ceux qui auraient commis le crime (sic!) de signer une demande de référendum révocatoire contre le Président Chavez. S'il y avait un Big Brother Award pour le Venezuela, nulle doute que M. Tascon y aurait obtenu une forte ovation.
M. Tascon a été invité par ces messieurs de Microsoft à voir quelques "démonstrations", et ensuite, il a modifié le projet de loi, sans consulter personne.
[^] # Re: Au suivant ?
Posté par bruno212 . En réponse à la dépêche L'exécutif équatorien se dirige vers les logiciels libres. Évalué à 7.
Le projet de loi initial a été complétement reformulé, sans consultation des acteurs du logiciel libre, même l'ancien ministre a l'origine du projet a été exclu de la discussion.
Le nouveau projet fait la part belle à Microsoft, puisque il prévoit que si Microsoft met le code à disposition du gouvernement (sans pour autant pouvoir modifier ou redistribuer), il n'y a plus d'obligations d'utiliser des logiciels libres.
Comment en est-on arrivé là ? C'est simple, sous le pseudo vernis de la "démocratie participative", il y a en fait un Etat autoritaire, dont le chef et les ministres peuvent faire ce que bon leur semble sans rendre de compte à personne, sauf au peuple. Et le peuple, c'est qui ? Elément de réponse: en tout cas pas les membres des différents groupes d'utilisateurs de logiciels libres.
Le député en charge du projet était Luis Tascon, principal artisant de la liste Maisanta, petit programme permettant d'identifier les tendances politiques des citoyens vénézuéliens grâce à leur no. de carte d'identité. Installé dans toutes les institutions publiques du pays, il permet de discriminer à l'embauche tout ceux qui auraient commis le crime (sic!) de signer une demande de référendum révocatoire contre le Président Chavez. S'il y avait un Big Brother Award pour le Venezuela, nulle doute que M. Tascon y aurait obtenu une forte ovation.
M. Tascon a été invité par ces messieurs de Microsoft à voir quelques "démonstrations", et ensuite, il a modifié le projet de loi, sans consulter personne.