Si l'on parle de planning, selon la vision de Debian il n'y en a pas de précis à proprement parler, le but recherché étant avant tout de remplir les objectifs fixés et d'offrir un niveau de qualité maximum pour chaque nouvelle version stable. Pour ce projet, le délai de sortie est donc volontairement un critère de second plan, même s'il reste tout à fait concevable de vouloir rester dans des échelles de temps réalistes (on observe ainsi un délai entre sorties qui peut s'échelonner entre 18 à 36 mois, ce qui est très correct pour un système orienté production).
Ce que je tente simplement de souligner, c'est qu'autant de retard pour Windows Vista constitue un point particulièrement négatif pour Microsoft au regard du résultat initialement escompté. La déception est là, d'autant que cet OS mettra encore plusieurs mois avant de délivrer pleinement son potentiel (petite parenthèse d'ailleurs à ce sujet : dans le cas d'un jeu, on peut en profiter pleinement dès l'achat ou alors ça sent l'arnaque ;-)
Si une absence de planning ou des retards sont acceptables dans le cadre d'un projet communautaire Libre, ça l'est moins pour une entreprise de l'envergure de Microsoft ; comme tu l'as indiqué, c'est une question de crédibilité aux yeux de ses investisseurs et de ses clients.
Ma comparaison est établie sur un rapport entre le temps attendu pour voir arriver une nouvelle version d'un OS et le résultat obtenu au final (lors de la sortie), chose qu'observe concrètement l'utilisateur qu'il soit sous MacOS X, Windows, GNU/Linux, etc. On dit souvent "peu importe les moyens, seul le résultat compte", et bien c'est très précisément sur ces critères qu'un système sera d'abord jugé par ses utilisateurs.
Après, les questions concernant le développement n'intéressent que le développeur ou au mieux le power-user. Bien que tu ne négliges pas cet aspect, j'insiste tout de même sur le fait que le travail d'intégration et de maintenance de 17000 paquets sur 12 architectures différentes, au vu des exigences de Debian afférentes à la liberté et des modifications que cela implique dans certains cas (réécriture de drivers libres) est bel et bien une tâche colossale. Précisons par ailleurs que Debian, en plus du lot de patchs produits, est à l'origine de quelques grosses innovations en matière de R&D dans le Logiciel Libre (système de gestion de paquets notamment), bien qu'effectivement cela vise à remplir des besoins ponctuels et non à réinventer l'eau chaude, si on peut dire ainsi. :-)
Enfin, le mode de développement OpenSource met à disposition dès le stade alpha toute les dernières innovations. Outre l'irrésistible attrait que cela procure aux geeks en herbe et le fait de pouvoir avoir un aperçu immédiat de ce à quoi vont ressembler les distributions dans le futur, leur intégration se fait surtout de manière beaucoup plus progressive que dans Windows.
Prenons par exemple Ubuntu : avec un cycle de mise à jour qui a lieu tous les 6 mois, l'utilisateur peut profiter d'une évolution constante des technologies qu'il utilise. En un sens c'est moins perturbant que d'avoir à les assimiler d'un coup au bout d'une accumulation de 5 ans de développement ; en plus la modularité du développement permet de bénéficier directement de certaines innovations sans avoir à attendre sur d'autres nécessitant plus de temps pour être finalisées.
THRAK (def.) : 1) A sudden and precise impact moving from intention, direction and commitment, in service of an aim. 2) 117 guitars almost striking the same chord simultaneously.
[^] # Re: "Chez Microsoft, ça sort quand c'est pas prêt"
Posté par THR4K . En réponse à la dépêche Comparatif Vista / Linux pour les performances des jeux. Évalué à 3.
Ce que je tente simplement de souligner, c'est qu'autant de retard pour Windows Vista constitue un point particulièrement négatif pour Microsoft au regard du résultat initialement escompté. La déception est là, d'autant que cet OS mettra encore plusieurs mois avant de délivrer pleinement son potentiel (petite parenthèse d'ailleurs à ce sujet : dans le cas d'un jeu, on peut en profiter pleinement dès l'achat ou alors ça sent l'arnaque ;-)
Si une absence de planning ou des retards sont acceptables dans le cadre d'un projet communautaire Libre, ça l'est moins pour une entreprise de l'envergure de Microsoft ; comme tu l'as indiqué, c'est une question de crédibilité aux yeux de ses investisseurs et de ses clients.
Ma comparaison est établie sur un rapport entre le temps attendu pour voir arriver une nouvelle version d'un OS et le résultat obtenu au final (lors de la sortie), chose qu'observe concrètement l'utilisateur qu'il soit sous MacOS X, Windows, GNU/Linux, etc. On dit souvent "peu importe les moyens, seul le résultat compte", et bien c'est très précisément sur ces critères qu'un système sera d'abord jugé par ses utilisateurs.
Après, les questions concernant le développement n'intéressent que le développeur ou au mieux le power-user. Bien que tu ne négliges pas cet aspect, j'insiste tout de même sur le fait que le travail d'intégration et de maintenance de 17000 paquets sur 12 architectures différentes, au vu des exigences de Debian afférentes à la liberté et des modifications que cela implique dans certains cas (réécriture de drivers libres) est bel et bien une tâche colossale. Précisons par ailleurs que Debian, en plus du lot de patchs produits, est à l'origine de quelques grosses innovations en matière de R&D dans le Logiciel Libre (système de gestion de paquets notamment), bien qu'effectivement cela vise à remplir des besoins ponctuels et non à réinventer l'eau chaude, si on peut dire ainsi. :-)
Enfin, le mode de développement OpenSource met à disposition dès le stade alpha toute les dernières innovations. Outre l'irrésistible attrait que cela procure aux geeks en herbe et le fait de pouvoir avoir un aperçu immédiat de ce à quoi vont ressembler les distributions dans le futur, leur intégration se fait surtout de manière beaucoup plus progressive que dans Windows.
Prenons par exemple Ubuntu : avec un cycle de mise à jour qui a lieu tous les 6 mois, l'utilisateur peut profiter d'une évolution constante des technologies qu'il utilise. En un sens c'est moins perturbant que d'avoir à les assimiler d'un coup au bout d'une accumulation de 5 ans de développement ; en plus la modularité du développement permet de bénéficier directement de certaines innovations sans avoir à attendre sur d'autres nécessitant plus de temps pour être finalisées.
THRAK (def.) : 1) A sudden and precise impact moving from intention, direction and commitment, in service of an aim. 2) 117 guitars almost striking the same chord simultaneously.