Ce n'est pas mon avis. La communauté a avant tout pour rôle de trancher et de balancer clairement son interprétation des choses : Java c'est pas libre, ce truc est libre, ce truc n'est pas libre etc. C'est une défense non-pédagogique, parce que c'est une défense en tant qu'uitilisateur : non, je ne vais pas te laisser dire que ton "truc" (logiciel, dessin, musique...) est libre parce qu'en tant qu'utilisateur, tu ne m'offres pas ce que j'attends d'un "truc" libre".
Je ne pense pas qu'on puisse balancer comme ça "le libre c'est le top du top, et je vais t'expliquer pourquoi tu dois faire du libre". Je pense que c'est générateur de frustrations, simplement parce que le libre n'est pas la solution à tout. Typiquement, pour l'exemple de la musique, je n'ai jamais prétendu que le libre était une solution viable. Elle l'est peut-être, ou peut-être pas, à la limite je m'en fous. Mais qu'on ne prétende pas qu'un truc est libre s'il ne l'est pas, quoi.
Personnellement, j'ai toujours trouvé un peu hypocrite le discours pédagogique vis-à-vis des auteurs, parce qu'en tant qu'utilisateur potentiel, tu as tout à gagner alors que l'auteur a beaucoup à perdre, y compris au niveau de ses préjugés. Je veux dire qu'en tant qu'auteur, diffuser un truc librement ne te rapporte franchement pas grand chose. Ça va énormément rapporter à ton oeuvre, qui se verra améliorée, revendue, modifée, adaptée à d'autres usages. Ça peut te rapporter en tant que notoriété, beaucoup de gens vont voir ton nom, vont savoir que tu fais du bon boulot, vont te prendre pour exemple peut-être. Mais pratiquement, je pense que le retour, surtout financier, est assez faible. Par ailleurs il est extrêmement aléatoire, et surtout sur le long terme. Mettre une oeuvre sous licence libre, c'est avant tout une démarche personnelle, qui n'est pas seulement généreuse et humaniste (mettre Linux sous GPL était clairement intéressé, par exemple), mais qui doit relever d'une volonté propre et d'une conviction assez profondes dans les vertus de la liberté des oeuvres (la vraie, hein, pas la gratuité).
[^] # Re: Ce que j'aime bien dans la musique libre...
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Qu'est ce que la musique libre a de commun avec le logiciel libre ?. Évalué à 1.
Je ne pense pas qu'on puisse balancer comme ça "le libre c'est le top du top, et je vais t'expliquer pourquoi tu dois faire du libre". Je pense que c'est générateur de frustrations, simplement parce que le libre n'est pas la solution à tout. Typiquement, pour l'exemple de la musique, je n'ai jamais prétendu que le libre était une solution viable. Elle l'est peut-être, ou peut-être pas, à la limite je m'en fous. Mais qu'on ne prétende pas qu'un truc est libre s'il ne l'est pas, quoi.
Personnellement, j'ai toujours trouvé un peu hypocrite le discours pédagogique vis-à-vis des auteurs, parce qu'en tant qu'utilisateur potentiel, tu as tout à gagner alors que l'auteur a beaucoup à perdre, y compris au niveau de ses préjugés. Je veux dire qu'en tant qu'auteur, diffuser un truc librement ne te rapporte franchement pas grand chose. Ça va énormément rapporter à ton oeuvre, qui se verra améliorée, revendue, modifée, adaptée à d'autres usages. Ça peut te rapporter en tant que notoriété, beaucoup de gens vont voir ton nom, vont savoir que tu fais du bon boulot, vont te prendre pour exemple peut-être. Mais pratiquement, je pense que le retour, surtout financier, est assez faible. Par ailleurs il est extrêmement aléatoire, et surtout sur le long terme. Mettre une oeuvre sous licence libre, c'est avant tout une démarche personnelle, qui n'est pas seulement généreuse et humaniste (mettre Linux sous GPL était clairement intéressé, par exemple), mais qui doit relever d'une volonté propre et d'une conviction assez profondes dans les vertus de la liberté des oeuvres (la vraie, hein, pas la gratuité).