Bon je réponds un peu à tout en même temps. Il y a plusieurs choses dans ce phénomène de musique libre. Déjà il y a une utilisation erronée des termes. Une licence CC contenant soit NC soit ND ou les deux fait qu'une oeuvre est freeware mais pas libre. C'est juste de la musique gratuite, comme il en existe depuis des dizaines d'années. Et il y a un certain opportunisme de la part de Jamendo et de Dogmazic notamment de surfer sur cette vague du terme "libre" pour se faire de la pub alors que la majorité de leur catalogue n'est, justement, pas libre. Sans compter que chez Jamendo une certaine quantité (pour ne pas dire une quantité certaine) d'artistes sont inscrits à la sacem, ce qui fait que la licence CC n'est même pas valide. C'est un vrai problème que cette mauvaise habitude de tout mélanger.
Et je me suis évidemment fait enflammer par les protagonistes de cette soi-disant musique libre.
Maintenant concernant les sources dans la musique libre (licence art libre ou au moins CC-By-Sa), y'a plusieurs choses. Moi en tant qu'artiste libre je ne distribue pas systématiquement les "sources" de mes créations (en général une série de samples, le fichier permettant de les assembler étant souvent hélas issu d'un logiciel propriétaire), mais je les donne avec le sourire à chaque fois qu'on me le demande. Mais le problème pour moi c'est que stocker parfois quelque gigas de samples pour un seul morceau c'est pas possible, donc je ne peux pas le faire systématiquement comme on le fait avec un soft libre. De même pour tout ce qui est compositions avec de vrais instruments j'aurais bien du mal à donner les partitions, mes cours de solfège sont déjà bien loins :)
Tout ça pour dire que pour moi la liberté de modification et d'étude dans la musique libre ne peut pas, pour des raisons techniques, être aussi étendue que dans le logiciel. Mais c'est une liberté utile. Par exemple là je travaille sur un nouvel EP je vais prendre des samples de morceaux existants sous art libre, ou certains juste leur rajouter une voix, etc. Je fait évoluer le morceau dans un sens. Et c'est déjà en musique un progrès immense. Parce qu'en musique "commerciale" je ne vous raconte pas le nombre de morceaux qui doivent être modifiés ou parfois complètement refaits parce qu'ils utilisent des samples et que le label a pas les droits dessus. C'est un vrai casse-tête.
« Je vois bien à quels excès peut conduire une démocratie d'opinion débridée, je le vis tous les jours. » (Nicolas Sarkozy)
[^] # Re: Ce que j'aime bien dans la musique libre...
Posté par BohwaZ (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Qu'est ce que la musique libre a de commun avec le logiciel libre ?. Évalué à 6.
J'en ai déjà parlé ici: http://blogs.kd2.org/bohwaz/?2006/10/20/130-musique-libre-pa(...)
Et je me suis évidemment fait enflammer par les protagonistes de cette soi-disant musique libre.
Maintenant concernant les sources dans la musique libre (licence art libre ou au moins CC-By-Sa), y'a plusieurs choses. Moi en tant qu'artiste libre je ne distribue pas systématiquement les "sources" de mes créations (en général une série de samples, le fichier permettant de les assembler étant souvent hélas issu d'un logiciel propriétaire), mais je les donne avec le sourire à chaque fois qu'on me le demande. Mais le problème pour moi c'est que stocker parfois quelque gigas de samples pour un seul morceau c'est pas possible, donc je ne peux pas le faire systématiquement comme on le fait avec un soft libre. De même pour tout ce qui est compositions avec de vrais instruments j'aurais bien du mal à donner les partitions, mes cours de solfège sont déjà bien loins :)
Tout ça pour dire que pour moi la liberté de modification et d'étude dans la musique libre ne peut pas, pour des raisons techniques, être aussi étendue que dans le logiciel. Mais c'est une liberté utile. Par exemple là je travaille sur un nouvel EP je vais prendre des samples de morceaux existants sous art libre, ou certains juste leur rajouter une voix, etc. Je fait évoluer le morceau dans un sens. Et c'est déjà en musique un progrès immense. Parce qu'en musique "commerciale" je ne vous raconte pas le nombre de morceaux qui doivent être modifiés ou parfois complètement refaits parce qu'ils utilisent des samples et que le label a pas les droits dessus. C'est un vrai casse-tête.
« Je vois bien à quels excès peut conduire une démocratie d'opinion débridée, je le vis tous les jours. » (Nicolas Sarkozy)