Je comprends ces arguments et j'aurais sans doute dit la même chose il y a quelques années. Je n'ai rien contre l'esperanto, je n'y crois pas, pas du tout. J'envisage de l'apprendre un jour néanmois. De plus effectivement, l'hégemonie de la langue anglaise favorise les pays dont c'est la langue. Je pense notamment à l'Angleterre qui profite économiquement de la puissance americaine. Je vois bien dans mon quotidien, pour le recrutement des chercheurs dans les pays emergeants, l'Angleterre devient plus attrayante que la Suisse ou les Pays Bas par exemple, bien que leurs labos soient parfois moins performants.
Seulement face à ce constat il y a deux approches : les pays scandinaves et la France. Les premiers apprennent leurs propre langue et l'anglais et commence les "langues étrangères" ensuite. Les Français place l'anglais au même niveau que l'allemand ou l'espagnol. Le resultat est que même sans compter l'anglais, les scandinaves maîtrisent mieux les langues étrangères que les Français. Leur capacité à être attractif et à évoluer dans un monde globalisé et à s'adapter aux différentes cultures en est meilleurs.
Ce que je critique au fond, c'est la volonté de ne pas se mettre à l'anglais sous prétexte d'équité entre les pays. J'oppose un modèle langue maternelle-esperanto au modèle français-anglais-allemand-au choix... La comparaison avec le format .doc est intéressante parce qu'elle montre justement la confusion entre le problème et la solution. Admétons pour que la comparaison soit valide que le format .doc soit libre. (Et oui jusqu'à preuve du contraire l'anglais est libre, je connais pas à priori d'académie de la langue anglaise qui imposerai d'écrire cream browlay et wanday woo et non crême brulée et rendez vous pour conserver la pureté de l'anglais). Alors, pour s'imposer OpenOffice, encore minoritaire, devrait-il ne pas lire le format .doc ? Non justement, OpenOffice lit le .doc (supposé libre), le .odt et autre format libre et propose une interface en Breton pour ma grand-mêre. Et là, OpenOffice, libre, est bien supérieur aux concurrents propriétaires. Les Logiciels libres et le multiliguisme de l'UE suivent pour moi des idées similaires. Un autre exemple informatique. On peut ne pas aimer le C et pourtant être obligé de l'apprendre pour trouver du travail. Seulement personne ne m'empêche de programmer en OCaml.
[^] # Re: Traduction du document
Posté par Jakie Kasperwsky . En réponse à la dépêche Rapport pour la Commission européenne sur le logiciel libre. Évalué à 5.
Seulement face à ce constat il y a deux approches : les pays scandinaves et la France. Les premiers apprennent leurs propre langue et l'anglais et commence les "langues étrangères" ensuite. Les Français place l'anglais au même niveau que l'allemand ou l'espagnol. Le resultat est que même sans compter l'anglais, les scandinaves maîtrisent mieux les langues étrangères que les Français. Leur capacité à être attractif et à évoluer dans un monde globalisé et à s'adapter aux différentes cultures en est meilleurs.
Ce que je critique au fond, c'est la volonté de ne pas se mettre à l'anglais sous prétexte d'équité entre les pays. J'oppose un modèle langue maternelle-esperanto au modèle français-anglais-allemand-au choix... La comparaison avec le format .doc est intéressante parce qu'elle montre justement la confusion entre le problème et la solution. Admétons pour que la comparaison soit valide que le format .doc soit libre. (Et oui jusqu'à preuve du contraire l'anglais est libre, je connais pas à priori d'académie de la langue anglaise qui imposerai d'écrire cream browlay et wanday woo et non crême brulée et rendez vous pour conserver la pureté de l'anglais). Alors, pour s'imposer OpenOffice, encore minoritaire, devrait-il ne pas lire le format .doc ? Non justement, OpenOffice lit le .doc (supposé libre), le .odt et autre format libre et propose une interface en Breton pour ma grand-mêre. Et là, OpenOffice, libre, est bien supérieur aux concurrents propriétaires. Les Logiciels libres et le multiliguisme de l'UE suivent pour moi des idées similaires. Un autre exemple informatique. On peut ne pas aimer le C et pourtant être obligé de l'apprendre pour trouver du travail. Seulement personne ne m'empêche de programmer en OCaml.