> C'est d'ailleurs pour ça que BSD est non commercial
Pour ce que j'en ai saisi la licence BSD autorise les utilisations commerciales parce qu'elle vient de...Berkeley (surprise!). L'université, s'entend. Or aux US, à ce que j'en comprends, la loi stipule que le fruit de la recherche publique (hors militaire et autres du même tonneau) doit être utilisable par tous. Cette licence a été forgée pour des codes issus de financement publics (donc) pour partie assurés par l'ensemble des entreprises.
> Ces développeurs libres ne comprennent rien à la juste rémunération des gens qui prennent des risques notamment en publiant un rapport sur le libre dans une licence non libre (NC contrevient à la liberté d'utilisation).
Comme déjà énoncé je ne sais tout simplement pas faire oeuvre utile grâce à des capitaux privés tout en négligeant le risque concurrentiel mais serais heureux de constater que certains sont plus astucieux. Pour le moment je ne connais pas d'autre document semblable et entre ne rien faire et faire sous NC... mon choix est fait. Je conçois que cela déplaise mais rien ne te contraint quiconque à participer, ni à renoncer à un projet semblable. En ce qui me concerne c'est le mieux que je puisse proposer en contrepartie de l'énergie (coûts!) investie, grâce à laquelle une certaine continuité et rigueur, parfois difficile à maintenir au sein d'une communauté sans engagement, sont dans le cas GILO patentes depuis 2002. Comme déjà rappelé ici même: « Quoiqu'on fasse, on a toujours contre soi ceux qui font le contraire, ceux qui font la même chose, et ceux qui ne font... rien. » (d'après George Bernard SHAW)
> Il y a aucun avenir, aucun business possible, Nat, a faire une oeuvre libre (logicielle ou non) ; aucune société pourrait en vivre. N'est ce pas ?
Ce n'est à mon sens pas aussi tranché, comme nos actions (lire mon commentaire précédents: les 'pans', dont de la publication opensource) l'illustre. Mais affirmer qu'il est d'ores et déjà possible de tout publier à mesure me semble osé. Les Antigone (celle qui veut "tout et tout de suite") meurent d'ordinaire trop vite pour être utiles, donc je tente de procéder de façon progressive.
"L'argent c'est mal" n'a en effet guère de sens (ou, à tout le moins, procède d'un débat plus général) mais la règle selon laquelle "les entités industrielles et commerciales tendent à ne pas favoriser leurs concurrents" est si bien ancrée que je ne lutte plus sur ce front. Elle ne s'applique guère au cas d'un prestataire voire, par-delà, au domaine immatériel dans son ensemble, puisque les intéressés bénéficient de leur aura, laquelle doit beaucoup à l'adoption de leurs créations par des tiers. Cette règle semble donc peu rationnelle mais cela importe peu car "L'adhésion à une proposition ne peut en aucun cas s'expliquer exclusivement par les raisons objectives que l'on a d'y croire" (RB) (note: 'exclusivement' est souvent inutile)
> Au passage je rappelle les stats indicatives d'utilisations des CC-NC/ND : grosso modo : 2/3 des licences CC utilisées sont nc et/ou ND
Oui, la règle évoquée semble encore bien ancrée.
> Et pour les contenus libres je recommande la simple à lire/comprendre, et valable en droit français (même pour des contenus non artistique) :
"Je ne suis pas avocat" mais ce genre de chose (en particulier le "prior art": une oeuvre donnée est-elle ou non inspirée d'une autre?) se résout selon l'appréciation du juge, non? Terrain miné...
Par ailleurs l'application de la "Licence Art Libre" manque un rien de jurisprudence pour être aussi rassurante qu'un "pas touche!".
[^] # Re: BY et NC
Posté par Nat Makarevitch . En réponse à la dépêche Le GILO est wikifié (guide des logiciels Opensource). Évalué à 1.
Pour ce que j'en ai saisi la licence BSD autorise les utilisations commerciales parce qu'elle vient de...Berkeley (surprise!). L'université, s'entend. Or aux US, à ce que j'en comprends, la loi stipule que le fruit de la recherche publique (hors militaire et autres du même tonneau) doit être utilisable par tous. Cette licence a été forgée pour des codes issus de financement publics (donc) pour partie assurés par l'ensemble des entreprises.
> Ces développeurs libres ne comprennent rien à la juste rémunération des gens qui prennent des risques notamment en publiant un rapport sur le libre dans une licence non libre (NC contrevient à la liberté d'utilisation).
Comme déjà énoncé je ne sais tout simplement pas faire oeuvre utile grâce à des capitaux privés tout en négligeant le risque concurrentiel mais serais heureux de constater que certains sont plus astucieux. Pour le moment je ne connais pas d'autre document semblable et entre ne rien faire et faire sous NC... mon choix est fait. Je conçois que cela déplaise mais rien ne te contraint quiconque à participer, ni à renoncer à un projet semblable. En ce qui me concerne c'est le mieux que je puisse proposer en contrepartie de l'énergie (coûts!) investie, grâce à laquelle une certaine continuité et rigueur, parfois difficile à maintenir au sein d'une communauté sans engagement, sont dans le cas GILO patentes depuis 2002. Comme déjà rappelé ici même: « Quoiqu'on fasse, on a toujours contre soi ceux qui font le contraire, ceux qui font la même chose, et ceux qui ne font... rien. » (d'après George Bernard SHAW)
> Il y a aucun avenir, aucun business possible, Nat, a faire une oeuvre libre (logicielle ou non) ; aucune société pourrait en vivre. N'est ce pas ?
Ce n'est à mon sens pas aussi tranché, comme nos actions (lire mon commentaire précédents: les 'pans', dont de la publication opensource) l'illustre. Mais affirmer qu'il est d'ores et déjà possible de tout publier à mesure me semble osé. Les Antigone (celle qui veut "tout et tout de suite") meurent d'ordinaire trop vite pour être utiles, donc je tente de procéder de façon progressive.
> Non commercial : est-ce cela qui importe dans les Licences dites "Libres"? http://www.libroscope.org/Non-commercial-est-ce-cela-qui
"L'argent c'est mal" n'a en effet guère de sens (ou, à tout le moins, procède d'un débat plus général) mais la règle selon laquelle "les entités industrielles et commerciales tendent à ne pas favoriser leurs concurrents" est si bien ancrée que je ne lutte plus sur ce front. Elle ne s'applique guère au cas d'un prestataire voire, par-delà, au domaine immatériel dans son ensemble, puisque les intéressés bénéficient de leur aura, laquelle doit beaucoup à l'adoption de leurs créations par des tiers. Cette règle semble donc peu rationnelle mais cela importe peu car "L'adhésion à une proposition ne peut en aucun cas s'expliquer exclusivement par les raisons objectives que l'on a d'y croire" (RB) (note: 'exclusivement' est souvent inutile)
> Au passage je rappelle les stats indicatives d'utilisations des CC-NC/ND : grosso modo : 2/3 des licences CC utilisées sont nc et/ou ND
Oui, la règle évoquée semble encore bien ancrée.
> Et pour les contenus libres je recommande la simple à lire/comprendre, et valable en droit français (même pour des contenus non artistique) :
"Je ne suis pas avocat" mais ce genre de chose (en particulier le "prior art": une oeuvre donnée est-elle ou non inspirée d'une autre?) se résout selon l'appréciation du juge, non? Terrain miné...
Par ailleurs l'application de la "Licence Art Libre" manque un rien de jurisprudence pour être aussi rassurante qu'un "pas touche!".