Puisqu'on parle de faits, tenons-nous-en aux faits plutôt qu'à des allégations plutôt douteuses et bien mesquines venant d'un collaborateur de Christian Paul.
Qu'est-ce qui te permet de dire que Richard Cazenave a beaucoup parlé et rien fait ? Laisse-moi te dire que ta position politicienne est indigne au vu de l'investissement de mon père dans le débat ; permets-moi donc de corriger cette "erreur grossière" que tu as commise :
- il était en hémicycle pendant tous les débats, et ce dès décembre 2005 où il a, avec Bernard Carayon, fait passer notamment l'amendement "un protocole, un format, une méthode de cryptage, de brouillage ou de transformation ne sont pas une mesure technique au sens du présent article".
- le travail ne se limite pas à la présence et à la prise de parole en hémicycle : il s'agit aussi de parlementer, de négocier, de s'opposer afin de faire bouger les lignes. Il est facile de s'opposer quand on est dans l'opposition ; il est moins aisé d'être dans la majorité et de diverger de la position gouvernementale ; il est encore plus délicat de faire avancer les débats dans ces conditions... pourtant, il l'a fait !
Je serais bien incapable de compter le nombre de réunions auxquelles il a participé avec les membres de l'exécutif et leurs collaborateurs, le temps consacré à recevoir tous ceux qui avaient un point de vue à faire valoir, les heures passées à plancher sur les rédactions possibles pour tel ou tel article ou alinéa...
- je rappelle quand même que sans Cazenave, pas de débat sur l'interopérabilité avec le gouvernement, pas de deuxième délibération sur l'article 7, pas d'amendement "libre usage"... Il suffit d'ailleurs de lire les compte-rendus des débats et de compter les amendements pour se rendre compte qu'il a beaucoup plus agi qu'il n'a parlé - ce que tu es bizarrement le seul à contester.
- sans son investissement, les débats n'auraient pas rassemblé aussi largement à droite et ne seraient pas ouverts comme ils le sont aujourd'hui.
Je rappelle également que les positions du groupe socialiste sont assez aléatoires et pour le moins floues. Personne ne comprend, aujourd'hui encore, pourquoi le groupe PS a tenu à saisir le Conseil Constitutionnel sur l'exception de contournement à des fins d'interopérabilité... Ni pourquoi Monsieur Assouline, en pleine séance au Sénat, paraissait dépité que cette exception ait finalement été conservée par la Haute Assemblée...
Tu as raison, entre le blanc et le noir il y a un formidable dégradé de gris... qui s'applique aussi bien au PS qu'à l'UMP ou l'UDF. Mais en ce qui me concerne, ça ne me viendrait pas à l'idée de mépriser le rôle de tel ou tel parlementaire dans ce débat, qu'il soit de droite ou de gauche ; c'est grâce à tous que le débat a eu lieu.
Ces débats réunissent des hommes et des femmes au-delà des frontières des partis. Cette question n'est ni de gauche, ni de droite, et je ne peux que m'en réjouir car c'est grâce à ce mouvement qui dépasse les clivages habituels que nous pourrons faire avancer la situation.
[^] # Re: Blog du Parti Socialiste
Posté par alixcazenave . En réponse à la dépêche Des nouvelles du DADVSI. Évalué à 1.
Puisqu'on parle de faits, tenons-nous-en aux faits plutôt qu'à des allégations plutôt douteuses et bien mesquines venant d'un collaborateur de Christian Paul.
Qu'est-ce qui te permet de dire que Richard Cazenave a beaucoup parlé et rien fait ? Laisse-moi te dire que ta position politicienne est indigne au vu de l'investissement de mon père dans le débat ; permets-moi donc de corriger cette "erreur grossière" que tu as commise :
- il était en hémicycle pendant tous les débats, et ce dès décembre 2005 où il a, avec Bernard Carayon, fait passer notamment l'amendement "un protocole, un format, une méthode de cryptage, de brouillage ou de transformation ne sont pas une mesure technique au sens du présent article".
- le travail ne se limite pas à la présence et à la prise de parole en hémicycle : il s'agit aussi de parlementer, de négocier, de s'opposer afin de faire bouger les lignes. Il est facile de s'opposer quand on est dans l'opposition ; il est moins aisé d'être dans la majorité et de diverger de la position gouvernementale ; il est encore plus délicat de faire avancer les débats dans ces conditions... pourtant, il l'a fait !
Je serais bien incapable de compter le nombre de réunions auxquelles il a participé avec les membres de l'exécutif et leurs collaborateurs, le temps consacré à recevoir tous ceux qui avaient un point de vue à faire valoir, les heures passées à plancher sur les rédactions possibles pour tel ou tel article ou alinéa...
- je rappelle quand même que sans Cazenave, pas de débat sur l'interopérabilité avec le gouvernement, pas de deuxième délibération sur l'article 7, pas d'amendement "libre usage"... Il suffit d'ailleurs de lire les compte-rendus des débats et de compter les amendements pour se rendre compte qu'il a beaucoup plus agi qu'il n'a parlé - ce que tu es bizarrement le seul à contester.
- sans son investissement, les débats n'auraient pas rassemblé aussi largement à droite et ne seraient pas ouverts comme ils le sont aujourd'hui.
Je rappelle également que les positions du groupe socialiste sont assez aléatoires et pour le moins floues. Personne ne comprend, aujourd'hui encore, pourquoi le groupe PS a tenu à saisir le Conseil Constitutionnel sur l'exception de contournement à des fins d'interopérabilité... Ni pourquoi Monsieur Assouline, en pleine séance au Sénat, paraissait dépité que cette exception ait finalement été conservée par la Haute Assemblée...
Tu as raison, entre le blanc et le noir il y a un formidable dégradé de gris... qui s'applique aussi bien au PS qu'à l'UMP ou l'UDF. Mais en ce qui me concerne, ça ne me viendrait pas à l'idée de mépriser le rôle de tel ou tel parlementaire dans ce débat, qu'il soit de droite ou de gauche ; c'est grâce à tous que le débat a eu lieu.
Ces débats réunissent des hommes et des femmes au-delà des frontières des partis. Cette question n'est ni de gauche, ni de droite, et je ne peux que m'en réjouir car c'est grâce à ce mouvement qui dépasse les clivages habituels que nous pourrons faire avancer la situation.