Le XML, c'est l'auberge espagnole, le menu c'est la DTD ou XML-schema. Ces derniers sont la grammaire et le lexique du XML. Or des grammaires et des lexiques, on peut en créer autant qu'on veut.
Une précision : dire qu'on fait du XML, c'est mettre des balises ouvrantes et fermantes de façon à faire un arbre bien structuré. C'est comme si on disait "il parle une langue" sans dire laquelle ni préciser son lexique et sa grammaire.
Entre Open Document et OpenXML, il peut y avoir des concepts qui n'ont pas d'équivalents ou des façons totalement différentes de traiter un problème. C'est un sujet que connaît particulièrement David Faure, l'un des principaux développeurs de la suite Koffice et qui a participé à l'élaboration de la norme Open Document.
Il faut 700 pages pour spécifier ODF et sensiblement le même nombre pour spécifier le PDF. Microsoft a publié les spécifications de RTF (qu'il ne respacte pas) en 100 pages. Jusque là les chiffres sont cohérents. Mais avoir "besoin" de 6000 pages montre très clairement que Microsoft reste fidèle à sa triste réputation. Il suffit que Microsoft n'utilise pas toute la DTD (sans le dire) pour faire un logiciel moins lourd et éloigner la concurrence. Rien ne l'empêche non plus de mettre entre deux balises un flot d'hexadécimal que seul Microsoft saura décoder ni d'utiliser des balises à d'autres fins sans le dire.
En conclusion, faire confiance à Microsoft serait se jeter dans la gueule loup.
[^] # Re: Question
Posté par Pierre Jarillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Normalisation des formats de fichiers des suites bureautiques. Évalué à 10.
Une précision : dire qu'on fait du XML, c'est mettre des balises ouvrantes et fermantes de façon à faire un arbre bien structuré. C'est comme si on disait "il parle une langue" sans dire laquelle ni préciser son lexique et sa grammaire.
Entre Open Document et OpenXML, il peut y avoir des concepts qui n'ont pas d'équivalents ou des façons totalement différentes de traiter un problème. C'est un sujet que connaît particulièrement David Faure, l'un des principaux développeurs de la suite Koffice et qui a participé à l'élaboration de la norme Open Document.
Il faut 700 pages pour spécifier ODF et sensiblement le même nombre pour spécifier le PDF. Microsoft a publié les spécifications de RTF (qu'il ne respacte pas) en 100 pages. Jusque là les chiffres sont cohérents. Mais avoir "besoin" de 6000 pages montre très clairement que Microsoft reste fidèle à sa triste réputation. Il suffit que Microsoft n'utilise pas toute la DTD (sans le dire) pour faire un logiciel moins lourd et éloigner la concurrence. Rien ne l'empêche non plus de mettre entre deux balises un flot d'hexadécimal que seul Microsoft saura décoder ni d'utiliser des balises à d'autres fins sans le dire.
En conclusion, faire confiance à Microsoft serait se jeter dans la gueule loup.