• [^] # Re: Pourquoi un fork ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Agora 1.4 est sortie. Évalué à 3.

    Au contraire, j'aurais tendance à penser que le fork est la seule solution raisonnable dans ce type de situation, où une boîte (ou une institution) met un gros paquet de pognon sur la table pour créer un soft qui corresponde à ses besoins.

    Imagine que tu ne forkes pas. La nouvelle équipe tourne en interne très fort, et implémente les fonctionnalités dont elle a besoin. Les patches sont soumis à l'équipe de SPIP, qui reste souveraine sur le choix des patches à intégrer : celui-là oui, celui-là non. En bref, le soft qui devra répondre aux sécification va dépendre de SPIP, mais aussi d'un certain nombre de patches non officiels, dont ils ont besoin mais que les dev de SPIP ont décidé, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, de ne pas les inclure. Plus le nombre de ces patches va être élevé, et plus les causes de bugs, incompatibilités etc. vont se multiplier. Dans le même temps, SPIP ne chôme pas, et modifie aussi le soft de leur côté, au risque de rendre les patches bricolage de l'équipe d'Agora buggués du jour au lendemain (cvs update et pouf! Tout pêté). Au final, Agora doit utiliser une vielle version du CVS pour bosser en interne, puisque se synchroniser avec SPIP risque de plus en plus de foutre la merde. Il y a de moins en moins de contributions `s SPIP, puis elles s'arrêtent complètement. Voila, c'est un fork en douceur, qui a occasionné des centaines de bugs foireux, du boulot dupliqué de chaque côté, et beaucoup de frustration. C'est donc beaucoup plus sain de tout commencer à 0 : bonjour, on a des besoins, on ne veut pas vous forcer à intégrer nos patches, alors on forke et vous pouvez venir voir de temps en temps si ça vous intéresse.