• [^] # Re: Y en a qui ont pas froid aux oreilles

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche Mono passe en version 1.2. Évalué à 3.

    Il me semble avoir seulement présenté les évènements réels et factuels (seul le point 8 est une anticipation)...
    Mouarf. C'est bourré d'interprétation de ton cru. Tu veux que je racontes différement ?

    1) La société Novell achète Ximian qui est fortement impliqué dans les logiciels libres, notamment à travers leur implication dans Gnome, OpenOffice.org et Mono (qui existe déjà, MDI l'a déjà lancé)

    2) Novell enrichit son portefeuille de brevet pour parrer d'éventuelles attaques.

    3) Dès lors, Novell peut poursuivre sa stratégie Linux sans craindre MS. Stratégie suivie par la majorité des grosses boîtes tournant autour de Linux, qui aboutira quelques années plus tard à la création de l'OIN.

    4) Novell s'apercoît que Linux a du mal à percé auprès de nombreux clients car ils ont peur d'éventuelles attaques. (FUD SCO toussa).

    5) Dans le même temps, MDI continue de croire en sa plateform qui apporte un réel plus en matière de développement au monde Linux (le seul vrai concurrent Java n'étant pas assez libre à l'époque). Novell y voit aussi une façon d'éviter l'inconfortable situation de promouvoir Java qui est mis en avant par RedHat et Sun, des concurrents. C'est aussi une façon d'attirer des développeurs sous Linux et de faciliter l'interopérabilité avec le monde Windows. Novell est à l'époque "friante" des gros marchés de migration (comme à Munich).
    Pendant ce temps MDI & Co font la promotion de leur plateforme de la manière la plus élégante qu'il soit : ils développent des softs 'simples" mais efficaces dans l'esprit Gnome. Un certain buzz naît et abouti à l'utilisation d'une appli en GTK# dans Gnome.

    6) Novell menace MS de procès pour position de monopole. Elle entre en négociation avec MS. Novell tient MS par les couilles, MS ayant déployé des softs par millions d'exemplaire alors qu'ils doivent sûrement violer des brevets de Novell. Novell et MS travaille à une collaboration pour faciliter l'interopérabilité entre les 2 mondes : MS sent qu'il doit lâcher du leste, c'est déjà le cas avec l'ouverture du Open XML. Après tout l'ODF a pris de l'avance, ils doivent jouer la carte de l'interopérabilité faute d'avoir pu imposer à temps leur format.
    Novell en profite pour faire un truc dont ils rêvaient : rassurer leurs clients. Ils demandent à MS de ne pas attaquer leurs clients (et vice-versa) : Novell jette un pavé dans la marre juridique de Linux, ses concurrents sont fous de rages.

    7) Novell peut désormais faire valoir son parapluie en or pour ses clients. Elle peut continuer sa stratégie d'interopérabilité pour favoriser les migrations vers Linux et ainsi attirer les clients du principal concurrent : MS. Une bande de geek préfère troller sur Mono (en oubliant tous les autres softs auxquels participent Novell) plutôt que de regarder le principal dans cet accord, et qui concernent tout le monde et pas que les clients de Novell : l'interopérabilité va être améliorer, ce qui a fait le succès d'OOo pendant des années (la compatibilité avec MS Office) va être améliorer, l'intégration de machines Linux dans les parcs d'entreprise va être améliorer (Samba, gestion de serveurs hétérogènes), bref Novell fait tout pour démocratiser Linux et affirme ainsi sa stratégie visant à promouvoir Linux et les LL.

    8) Maintenant MS est content : ils se donnent une "bonne" image auprès des gros organismes comme l'UE. Ils se débarassent du problème Novell qui commencait à devenir gênant juridiquement. MS en profite pour donner un coup de pied à RedHat en favorisant Novell le challenger. MS commence à prendre en considération l'importance croissante des LL, ils préfèrent manger à tous les rateliers si jamais le vent tourne trop.

    8) Le futur. Après avoir hurlé, RedHat et d'autres vont offrir une protection commerciale à leurs clients pour les rassurer et ne pas les perdre. IBM sous-entend déjà fortement la même chose en montrant fierement son portefeuille de brevets à la taille monstrueuse.

    Tu vois, avec des propos tout aussi "vrai" que les tient, on peut donner une tournure totalement différente aux "faits". Tu noteras au passage que j'ai fait beaucoup moins d'incohérence temporelle.