Si le prix d'une liberté donnée à tout le monde d'écrire ce qu'il veut, de présenter ce qu'il veut, au monde entier, s'élève à quelques megas de ram sur des machines de toutes façons de plus en plus puissante, je trouve alors ce prix ridiculement petit.
Un site par exemple que j'aime bien : www.iran-resist.org . Il est fait vraiment n'importe comment. J'en suis malade. Des titres de toutes les couleurs, de toutes les tailles. ça sent les amateurs qui rajoutent du bleu ou du rouge.
Mais le contenu est unique! Ils veulent mettre des "font" partout? Je le déplore mais ça ne m'empêche pas de les lire.
Au contraire, n'est-ce pas enthousiasmant de voir que des gens peuvent avec tant de facilité mettre du bleu ou du rouge? Et s'ils devaient se soucier plus de technnique et de validation, ou de séparation des responsablités (xhtml/css) s'ils devaient prendre le temps pour comprendre que ça ne se fait pas de rajouter des balises "font" n'importe où; et qu'en général un titre étant un titre il serait plus rationnel de garder une seule couleur: cela reviendrait à leur imposer une vue, une façon de faire.
Mais par malheur de telles remarques mal dites pourraient les freiner dans leur élan de publication - ils s'arrêteraient à se dire que publier sur internet n'est pas si facile. Alors que si: c'est simple. Le html se compose d'une série de balises invisibles lors de la publication, et d'un peu de texte dedans, point barre.
Et ... Et de quel droit ils ne pourraient pas penser qu'un titre peut être rouge, bleu, vert, de font 16, 12, etc... Est-ce qu'on se donne pas une facilité, en disant que tout titre est en gras 16 de tel couleur? Pourquoi pas des titres bariolés?
Vu que le prix à payer est la liberté, je pense que c'est à la technique de s'adapter, d'accueillir le html malformé.
Vu que le nombre de pages qui ne valident pas est bien supérieur au nombre de pages qui valident,cela veut dire qu'une page invalide c'est cela qui constitue le cas nominal.
Ta comparaison avec le maçon est intéressante, puisque justement des tas d'amateurs construisent leur maison ou refont des parties de leur baraque. Et, s'ils suivent tout de même le B-A-BA de la construction, leur manque d'a priori leur donne une latitude qu'on aurait vite tendance à oublier. Pense au Facteur Cheval.
Et oui j'espère que ma baraque ne va pas me tomber sur la gueule. Mais je préfère ma baraque mal foutue, à la baraque d'un autre, bien pensée, mais que je n'ai pas prise dans mes mains.
Je préfère les gens qui se plantent à ceux qui n'expériment pas. Comme au cinéma, je préfère un film pas parfait mais unique et qui montre qu'il y a un geste derrière, une volonté, un désir (le Roi et l'oiseau) à un film parfait et attendu (Le Seigneur des anneaux).
Mais, est-ce que notre discussion sur la validation est centrale?
La question ne me semble pas celle de la validation mais de la liberté que donnent - ou pas - les outils. Si Nvu ou Dreamweaver permettent de créer son site en xhtml strict, tant mieux. Pourtant la validation du résultat n'est pas si évidente, parce qu'ils laissent beaucoup de marge de manoeuvre à l'utilisateur. L'outil peut mettre des "li" vides, invisibles quand on regarde la page, puis après 2/3 copier/coller, la page se retrouve avec des "li" fantômes au mileur d'une suite d'images qui n'en demandait pas tant. Mais on peut quand même admettre que les outils de la sortes sont de plus en plus efficaces.
On a aussi de plus en plus de cms qui valident, de wiki qui valident, et flick, et les blogs et les galleries toutes faites etc... ça réduit beaucoup le nombre de sites persos faits n'importe comment. Donc le problème se circonscrit avec le temps et l'outillage.
Enfin, on a de plus en plus de web 2.0 qui transforme le html en une coquille vide à remplir. Alors, la question de la validation - et du code qui "fait" la page - devient plus perverse.
On a donc de plus en plus d'outils qui font du html valide.
A mon avis, le souci principal est de garder la souplesse du html, sa simplicité, tout en ajoutant les possiblitrés de génération et de manipulation, de contrôle, que l'on expérimente tous les jours sur les sites enclins à la web-deux-isation.
Si on veut amener les gens à faire du code plus "valide" il faut qu'ils y trouvent un intérêt et pas de frein. Que le tag machin avec son id soit ainsi aisément transformable grâce à de la validation xforms ou du script ajax ammoniaqué.
Tagger c'est ajouter, c'est présenter, enrichir son langage d'une certaine communication avec les autres. Mais que cela n'interdise pas l'accès au sens même de ce qui est taggé.
[^] # Re: IE, HTML à la papa et XHTML
Posté par Gabriel . En réponse à la dépêche Tim Berners-Lee évoque l'avenir d'(X)HTML. Évalué à 1.
Un site par exemple que j'aime bien : www.iran-resist.org . Il est fait vraiment n'importe comment. J'en suis malade. Des titres de toutes les couleurs, de toutes les tailles. ça sent les amateurs qui rajoutent du bleu ou du rouge.
Mais le contenu est unique! Ils veulent mettre des "font" partout? Je le déplore mais ça ne m'empêche pas de les lire.
Au contraire, n'est-ce pas enthousiasmant de voir que des gens peuvent avec tant de facilité mettre du bleu ou du rouge? Et s'ils devaient se soucier plus de technnique et de validation, ou de séparation des responsablités (xhtml/css) s'ils devaient prendre le temps pour comprendre que ça ne se fait pas de rajouter des balises "font" n'importe où; et qu'en général un titre étant un titre il serait plus rationnel de garder une seule couleur: cela reviendrait à leur imposer une vue, une façon de faire.
Mais par malheur de telles remarques mal dites pourraient les freiner dans leur élan de publication - ils s'arrêteraient à se dire que publier sur internet n'est pas si facile. Alors que si: c'est simple. Le html se compose d'une série de balises invisibles lors de la publication, et d'un peu de texte dedans, point barre.
Et ... Et de quel droit ils ne pourraient pas penser qu'un titre peut être rouge, bleu, vert, de font 16, 12, etc... Est-ce qu'on se donne pas une facilité, en disant que tout titre est en gras 16 de tel couleur? Pourquoi pas des titres bariolés?
Vu que le prix à payer est la liberté, je pense que c'est à la technique de s'adapter, d'accueillir le html malformé.
Vu que le nombre de pages qui ne valident pas est bien supérieur au nombre de pages qui valident,cela veut dire qu'une page invalide c'est cela qui constitue le cas nominal.
Ta comparaison avec le maçon est intéressante, puisque justement des tas d'amateurs construisent leur maison ou refont des parties de leur baraque. Et, s'ils suivent tout de même le B-A-BA de la construction, leur manque d'a priori leur donne une latitude qu'on aurait vite tendance à oublier. Pense au Facteur Cheval.
Et oui j'espère que ma baraque ne va pas me tomber sur la gueule. Mais je préfère ma baraque mal foutue, à la baraque d'un autre, bien pensée, mais que je n'ai pas prise dans mes mains.
Je préfère les gens qui se plantent à ceux qui n'expériment pas. Comme au cinéma, je préfère un film pas parfait mais unique et qui montre qu'il y a un geste derrière, une volonté, un désir (le Roi et l'oiseau) à un film parfait et attendu (Le Seigneur des anneaux).
Mais, est-ce que notre discussion sur la validation est centrale?
La question ne me semble pas celle de la validation mais de la liberté que donnent - ou pas - les outils. Si Nvu ou Dreamweaver permettent de créer son site en xhtml strict, tant mieux. Pourtant la validation du résultat n'est pas si évidente, parce qu'ils laissent beaucoup de marge de manoeuvre à l'utilisateur. L'outil peut mettre des "li" vides, invisibles quand on regarde la page, puis après 2/3 copier/coller, la page se retrouve avec des "li" fantômes au mileur d'une suite d'images qui n'en demandait pas tant. Mais on peut quand même admettre que les outils de la sortes sont de plus en plus efficaces.
On a aussi de plus en plus de cms qui valident, de wiki qui valident, et flick, et les blogs et les galleries toutes faites etc... ça réduit beaucoup le nombre de sites persos faits n'importe comment. Donc le problème se circonscrit avec le temps et l'outillage.
Enfin, on a de plus en plus de web 2.0 qui transforme le html en une coquille vide à remplir. Alors, la question de la validation - et du code qui "fait" la page - devient plus perverse.
On a donc de plus en plus d'outils qui font du html valide.
A mon avis, le souci principal est de garder la souplesse du html, sa simplicité, tout en ajoutant les possiblitrés de génération et de manipulation, de contrôle, que l'on expérimente tous les jours sur les sites enclins à la web-deux-isation.
Si on veut amener les gens à faire du code plus "valide" il faut qu'ils y trouvent un intérêt et pas de frein. Que le tag machin avec son id soit ainsi aisément transformable grâce à de la validation xforms ou du script ajax ammoniaqué.
Tagger c'est ajouter, c'est présenter, enrichir son langage d'une certaine communication avec les autres. Mais que cela n'interdise pas l'accès au sens même de ce qui est taggé.