Cas de figure que j'avais envisagé quelques posts plus haut :
Je suppose bien sur qu'elles [les entreprises] se débrouilleraient alors pour faire porter leurs intérêts par des organisations où s'inscriraient certains de leurs salariés, mais on pourrait au moins en contrôler les moyens.
A la lumière de tes questions, je pense que c'est moins le fait de travailler dans une entreprise qui importe que le fait d'avoir des intérêts financiers.
Plein de journalistes pas d'accord avec la ligne éditoriale que Dassault impose au Figaro travaillent bien dans ce journal ; les boulots alimentaires sont loin d'être rares dans l'informatique.
Ca serait une énorme connerie de n a de bonnes raisons de penser que si des salariés militent, c'est bien par opinion personnelle, ce qui ne pose aucun problème (pour garantir leur indépendance, il faudrait penser à une protection de type délégué syndical pour les salariés d'une boite qui ont des responsabilités dans un lobby intervenant dans le même secteur d'activité).
Mais si la même personne a des stock-options dans sa boîte, un doute s'installe. A plus forte raison si elle détient une part significative d'une boîte où elle ne travaille pas.
Les parlementaires anglais doivent établir chaque année une "déclaration d'intérêts" où ils détaillent les salaires, primes et avantages en nature reçus derniers mois. A partir du moment où les lobbies interviennent dans le processus législatif, il me semblerait raisonnable d'étendre ce système à leurs membres.
Avec des aménagements : les députés sont élus, mais n'importe qui peut s'inscrire dans une assoc. Il faut donc une interdiction de s'inscrire à partir d'un niveau de liens financiers qui, à mon avis, devrait être fixé de manière à exclure les cadres, par définition impliqués dans la définition de la politique de leur boîte. Et je pense que le dispositif devrait fonctionner par foyer fiscal, ce qui incluerait donc les conjoints.
Comme il serait trop fastidieux de contrôler tout le monde chaque année, on peut imaginer un contrôle aléatoire par une cour des comptes. Pour les fraudeurs, je préconiserais l'interdiction à vie de s'inscrire dans un lobby : ça devrait être suffisamment dissuasif.
[^] # Re: Le travail de la commission européenne
Posté par AlexZl . En réponse à la dépêche Parlement européen : la résolution de soutien à l'EPLA tourne au vote de défiance envers l'OEB. Évalué à 1.
A la lumière de tes questions, je pense que c'est moins le fait de travailler dans une entreprise qui importe que le fait d'avoir des intérêts financiers.
Plein de journalistes pas d'accord avec la ligne éditoriale que Dassault impose au Figaro travaillent bien dans ce journal ; les boulots alimentaires sont loin d'être rares dans l'informatique.
Ca serait une énorme connerie de n a de bonnes raisons de penser que si des salariés militent, c'est bien par opinion personnelle, ce qui ne pose aucun problème (pour garantir leur indépendance, il faudrait penser à une protection de type délégué syndical pour les salariés d'une boite qui ont des responsabilités dans un lobby intervenant dans le même secteur d'activité).
Mais si la même personne a des stock-options dans sa boîte, un doute s'installe. A plus forte raison si elle détient une part significative d'une boîte où elle ne travaille pas.
Les parlementaires anglais doivent établir chaque année une "déclaration d'intérêts" où ils détaillent les salaires, primes et avantages en nature reçus derniers mois. A partir du moment où les lobbies interviennent dans le processus législatif, il me semblerait raisonnable d'étendre ce système à leurs membres.
Avec des aménagements : les députés sont élus, mais n'importe qui peut s'inscrire dans une assoc. Il faut donc une interdiction de s'inscrire à partir d'un niveau de liens financiers qui, à mon avis, devrait être fixé de manière à exclure les cadres, par définition impliqués dans la définition de la politique de leur boîte. Et je pense que le dispositif devrait fonctionner par foyer fiscal, ce qui incluerait donc les conjoints.
Comme il serait trop fastidieux de contrôler tout le monde chaque année, on peut imaginer un contrôle aléatoire par une cour des comptes. Pour les fraudeurs, je préconiserais l'interdiction à vie de s'inscrire dans un lobby : ça devrait être suffisamment dissuasif.