• [^] # Re: sodomie de coléoptère

    Posté par . En réponse à la dépêche OpenOffice.org prend désormais en compte la nouvelle orthographe française. Évalué à 4.

    On parle d'une convention empirique, mal normalisé, souvent contradictoire et donc imbitable. Et la richesse, dans ce cas est un défaut, pour l'intérêt, je préfère l'éthymologie des mots à celui de leur représentation (les deux étant rarement liés).


    1. On écrit "étymologie", ou "éthylologie" ; mais ce sont deux choses fort différentes ;

    2. Les mots, les choses, les concepts, les gens ont tous une histoire, qui les a façonné, modifié, tordu, retordu, redressé, etc. Le vocabulaire, comme l'orthographe se construisent avec le temps, par les contextes et les peuples.

    Même en partant d'une base qu'un "ingénieur du langage" de la première fournée serait foutu de qualifier de "saine et suffisante", on aboutira vite (et heureusement) à des compléments, des apports, des déformations, des modifications pour complexifier le langage, afin que :
    * ils répondent à des besoins précis dans des contextes donnés ; ce qui donnera ici un jardon, là un patois, et ici encore une nouvelle branche linguistique ;
    * ils permettent d'élaborer une pensée plus complexe et plus riche.

    Le problème n'est pas tant la réévaluation de l'orthographe ou du langage, de temps à autre. C'est sain, on a toujours fait ça, et ça se refera.

    Le problème, c'est que de nombreux tenants de la simplification de celle-ci sont par ailleurs des ignares ou des analphabètes, ou des tenants de cette même crasse ignorance qui est gravissime pour la capacité de s'exprimer, d'énoncer des raisonnements complexes et sémantiquement riches.

    Le problème n'est pas de simplifier ou d'adapter la définition normative de la langue (qui sera de toutes façons en décalage par rapport aux usages), mais de chercher aussi, pour certains, à disqualifier par là la complexité inhérente du langage, à l'oral, à l'écrit, et dans la pensée.