• [^] # Re: Pondération

    Posté par . En réponse à la dépêche Le projet Debian lance une consultation sur les firmwares non-libres. Évalué à 3.

    Le firmware est logiciel, certes. Mais sa fermeture ne pose pas tous les problèmes éthiques que la fermeture de l'OS ou de ce qui tourne dessus : en effet les périphériques installés (avec ou sans firmware) sont toujours des boîtes noires du point de vue de l'OS. Au mieux on a des spécifs permettant d'implanter des drivers libres, mais on ne sait pas ce qui se passe dans la boîte.

    Le problème principal est que vu que c'est du logiciel, le firmware a une licence, et il faut donc vérifier qu'elle est compatible avec le mode de distribution.

    Bon, maintenant revenons au bénéfice supposé de l'ouverture des firmwares : à savoir la possibilité de personnaliser et compiler ses propres versions. Si certains périphériques peuvent se reprogrammer ainsi (ça s'est vu, nombreux exemples : WRT54G, Archos, Freebox, etc. ), beaucoup tournent sur des processeurs super spécialisés avec des optimisations parallèles réglées au quart de millipoil, à tel point que je me demande s'ils sont vraiment "compilés" ou juste assemblés. Enfin, même compilés depuis un langage de haut niveau, celui-ci doit-être certainement très différent de ce dont on a l'habitude, et qui plus est spécifique à chaque architecture. Autant d'architectures à ajouter à la liste déjà longue qu'il faut supporter quand on maintient une distrib...
    (même s'il ne s'agit pas de faire du support pour un nombre aussi conséquent de paquets, il faut tout de même maintenir la chaîne de compilation croisée).
    Cela n'est pas impossible, mais je dirais que c'est un peu hors sujet pour le distributeur Linux, dont le rôle est de maintenir un OS basé sur Linux, tournant sur un processeur de PC. Les firmwares ne font pas partie de cet OS ! Par contre, le logiciel qui envoie le firmware, éventuellement oui.

    Qu'on ne me parle pas des firmwares basés sur linux tournant sur les périphériques cités plus haut ! Il s'agit de projets séparés dédiés à maintenir un firmware uniquement, et non un OS pour PC. Maintenant, dans le cadre d'un tel projet (ou tout autre projet de firmware libre), si le mainteneur décide d'intégrer un morceau de code non libre, il y a effectivement de quoi faire la gueule, puisque le projet de firmware était là avant tout un projet d'OS embarqué libre, c'est à dire de faire tourner du code libre sur le processeur embarqué.

    Pour résumer ma position : OS (de PC) et firmware sont deux mondes séparés et il n'y a pas de problème éthique à utiliser simultanément du libre d'un côté et du proprio de l'autre (même si c'est mieux d'avoir du libre partout ;-) ). Juste un problème de distribution éventuellement.