• [^] # Re: On tient un spécialiste alors j'en profite...

    Posté par . En réponse à la dépêche Un dernier clou dans le cercueil du WEP. Évalué à 10.

    Tout dépend de si tes voisins sont des hackers ou pas

    Honnêtement, même avec les résultats présentés par H1kari sur le crack de WPA/WPA2 en PSK à base de chaîne FPGA, je dors très bien la nuit, même avec ses 1000 clés à la seconde :

    http://recon.cx/en/f/dhulton-breaking-wifi-faster.ppt

    le wpa souffre du fait qu'il n'y ait pas d'authentification du point d'accès

    C'est relativement faux comme affirmation. Tu dois confondre avec le WEP justement. Tu as deux méthodes d'authentification attachées à WPA/WPA2, à savoir EAP (i.e. RADIUS en backend) et PSK.

    En EAP, tu peux choisir librement (et donc en prendre une mauvaise) ta méthode d'authentification indépendament de l'AP et avoir une authentification mutuelle du client et du RADIUS et donc dans une bonne mesure de l'infrastructure. C'est le cas de méthodes comme PEAP, EAP-TLS ou EAP-TTLS.

    En PSK, tu entres directement au niveau du 4-Way handshake dont la première fonction est justement de permettre à chaque partie de vérifier que l'autre possède bien la PSK par la dérivation d'une clé commune (PTK). Or, si l'AP ne possède pas cette PSK, il ne pourra pas dériver la même PTK que le client et ne pourra pas générer le 3e message du handshake correctement. La phase d'authentification va donc échouer lamentablement.

    ça simplifie les attaques de type man in the middle

    Tu dois faire référence au passage de Wi-Foo dans lequel ils parlent d'attaquer les méthodes EAP unilatérales comme EAP-MD5, méthodes connue pour ne pas être applicable en environnement WiFi parce qu'elle est faible, unilatérale (justement), proxifiable et ne permet pas la génération de clé de session. Et quand bien même, ce n'est pas la faute de WPA/WPA2 si l'administrateur utilise des méthodes EAP merdiques :)

    A moins de coupler avec un VPN, ou avoir du 802.11i

    Pour le VPN, le problème, c'est que ça commence à sérieusement compliqué l'architecture par l'ajout d'une passerelle VPN en backend.
    Pour 802.11i (WPA2), je peux me tromper, mais pour autant que je sache, à quelques légères différences portant sur la négociation de paramètres de sécurité et le roaming, les mécanismes sont les mêmes. D'ailleurs, WPA2 est aussi concerné par les problèmes de PSK, et par les problèmes de TKIP si on utilise ce chiffrement prévu en option dans le standard...

    WiFoo mentionne une autre attaque possible contre WPA

    Les attaques que je connais sur WPA/WPA2 :

    . découverte de la PSK par dictionnaire ou force brute ;
    . une attaque théorique sur TKIP nécessitant la connaissance de sous-clés (PPK) internes, donc inapplicable en l'état par un attaquant extérieur ;
    . une pleine tripottée de DoS sur les authentifications et la signalisation.

    En gros, on finit avec quoi ? Un problème ultra-classique de choix de secret partagé et une attaque non réalisable (en l'état). Les DoS, c'est malheureusement inhérent au médium, mais ça n'excuse rien non plus.

    Dire que "WPA, c'est pas encore ça" me semble largement exagéré, voire faux. WPA fait ce pour quoi il a été conçu dans un contexte pas franchement favorable (réutilisation du moteur de chiffrement WEP). Il corrige les failles de WEP en gardant la compatibilité matérielle avec un gain en sécurité tout seimplement énorme. Dire que "c'est toujours mieux que WEP" est une profonde mésestimation de ce protocole. WPA est infiniment mieux que WEP, mais cependant pas parfait, certes, vu ses fondations. Il offre donc un excellent paliatif à WEP, auquel on préfèrera un bon WPA2 en AES lorsque celui-ci est disponible sur sa plate-forme.