C'est en effet la censure d'un raisonnement mathématique
En fait, ce qui est étrange dans cette série de mesures, c'est que le contournement de la protection dans le but de commettre un acte délictueux est assimilé avec le contournement de la protection dans le but de faire autre chose qu'un acte délictueux. Ce type de raisonnement idiot est malheureusement fréquent. Je me rappelle par exemple d'un article du règlement de la RATP qui punit d'une amende le franchissement des portillons, même si l'on a un ticket valide. De même, en France, il est interdit de se garer devant son propre portail. Toutes ces situations ont un point commun : il est impossible pour un agent (police, controlleur...) de deviner si on est dans son bon droit ou non, sans arrêter / mettre une contravention, et vérifier après coup. Pour les DRM, c'est un peu la même chose : contourner les DRM pouvait être légal, ou non. Alors pour se simplifier la vie, on pique un peu de liberté, et on interdit l'action potentiellement délictueuse. Et tant pis pour ceux qui le faisaient sans vouloir violer aucune loi. C'est bête et méchant, mais ça a le mérite d'éclaircir une situation ambigüe ("Mais je faisais une copie privée Monsieur l'agent!").
[^] # Re: et hop des economies
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Le conseil constitutionnel aggrave encore DADVSI. Évalué à 4.
En fait, ce qui est étrange dans cette série de mesures, c'est que le contournement de la protection dans le but de commettre un acte délictueux est assimilé avec le contournement de la protection dans le but de faire autre chose qu'un acte délictueux. Ce type de raisonnement idiot est malheureusement fréquent. Je me rappelle par exemple d'un article du règlement de la RATP qui punit d'une amende le franchissement des portillons, même si l'on a un ticket valide. De même, en France, il est interdit de se garer devant son propre portail. Toutes ces situations ont un point commun : il est impossible pour un agent (police, controlleur...) de deviner si on est dans son bon droit ou non, sans arrêter / mettre une contravention, et vérifier après coup. Pour les DRM, c'est un peu la même chose : contourner les DRM pouvait être légal, ou non. Alors pour se simplifier la vie, on pique un peu de liberté, et on interdit l'action potentiellement délictueuse. Et tant pis pour ceux qui le faisaient sans vouloir violer aucune loi. C'est bête et méchant, mais ça a le mérite d'éclaircir une situation ambigüe ("Mais je faisais une copie privée Monsieur l'agent!").