Il serait également intéressant de savoir ce qu'il propose :.
- ça sent le retour des brevets logiciels,
- l'utilisation de DADVSI pour mettre des bâtons dans les roues des utilisateurs du libre (par exemple : les administrations françaises, riches et mal outillées juridiquement dans bien des cas) ; sans parler des développeurs, hébergeurs, FAI...
Mais au-delà, quel modèle a-t-il en tête ?
Veut-il réformer le droit des licenses pour interdire celles qui permettrent la duplication gratuite des oeuvres ? Ou obliger toute personne mettant gratuitement une oeuvre à disposition à abandonner par ce geste tout droit sur la dite oeuvre ? Pourraient-ils faire valider ça par les juges, aux différents niveaux ? Peuvent-ils amender les lois dans ce sens sans être en contravention avec les conventions internationnales ? Ca fleure bon l'attaque sur la GPL... et ça plairait à Vivendi pour sûr !
Les bénévoles du Libre et les professionnels qui gagnent leur argent avec sont respectueux des lois existantes, ils sont partie prenante de l'économie de marché, même s'ils empiètent parfois sur les bénéfices de certains. Qu'y a-t-il de mal là-dedans ?
Ses arguments me font penser à ceux qui ne supportent pas d'être concurencés par des organisations sans but lucratif, qui se plaignent d'être défavorisés par rapport à des compétiteurs non-obligés de faire des bénéfices. On a vu des banques, par exemple, demander à ce que l'Ecureuil soit obligé de faire des bénéfices (de mémoire) parce que sinon "ils étaient défavorisés" (les pauvres choux). Aux Etats-Unis, la proposition qui postule que "seul le libéralisme économique est efficace" est si ancrée (et si bien propagé pour le plus grand profit des "gros"), qu'il devient inconcevable pour beaucoup qu'une organisation non-basée sur la compétition d'entreprises puisse être efficace socialement et économiquement. Le corolaire : tout ce qui ne gagne pas d'argent est mauvais.
Ce Monsieur est un zélateur de ce type de propositions frelatées.
Il pense peut être pouvoir interdire aux citoyens de programmer dans leur garage et de partager leurs résulats... Il va peut être aussi nous sortir des études pas-orientées-du-tout "prouvant" que les administrations sont perdantes avec le libre, et tenter d'infléchir les décisions du gouvernement dans ce sens, pour en bânir Linux et consors. Ca marche dans nombre de grandes entreprises, pourquoi pas aux Finances ?
Quelqu'un sait-il par qui il est payé ? Qui sont les sponsors de son Think Tank ? Aux US, on sait en gros : les lobbyistes de K street sont à 90% financés par les super-riches et pour eux-mêmes. Et ce "Conseil consultatif de l'Internet", combien y touche-t-on, depuis 2 ans, pour la réunion qu'il a tenue ?
Débat de la semaine prochaine : Suffrage censitaire et fromages de la République : quels enjeux pour l'emploi des jeunes ?
[^] # Re: Cher Mr Giuliani
Posté par Giboyle . En réponse à la dépêche Il n'a de libre que le nom. Évalué à 4.
Il serait également intéressant de savoir ce qu'il propose :.
- ça sent le retour des brevets logiciels,
- l'utilisation de DADVSI pour mettre des bâtons dans les roues des utilisateurs du libre (par exemple : les administrations françaises, riches et mal outillées juridiquement dans bien des cas) ; sans parler des développeurs, hébergeurs, FAI...
Mais au-delà, quel modèle a-t-il en tête ?
Veut-il réformer le droit des licenses pour interdire celles qui permettrent la duplication gratuite des oeuvres ? Ou obliger toute personne mettant gratuitement une oeuvre à disposition à abandonner par ce geste tout droit sur la dite oeuvre ? Pourraient-ils faire valider ça par les juges, aux différents niveaux ? Peuvent-ils amender les lois dans ce sens sans être en contravention avec les conventions internationnales ? Ca fleure bon l'attaque sur la GPL... et ça plairait à Vivendi pour sûr !
Les bénévoles du Libre et les professionnels qui gagnent leur argent avec sont respectueux des lois existantes, ils sont partie prenante de l'économie de marché, même s'ils empiètent parfois sur les bénéfices de certains. Qu'y a-t-il de mal là-dedans ?
Ses arguments me font penser à ceux qui ne supportent pas d'être concurencés par des organisations sans but lucratif, qui se plaignent d'être défavorisés par rapport à des compétiteurs non-obligés de faire des bénéfices. On a vu des banques, par exemple, demander à ce que l'Ecureuil soit obligé de faire des bénéfices (de mémoire) parce que sinon "ils étaient défavorisés" (les pauvres choux). Aux Etats-Unis, la proposition qui postule que "seul le libéralisme économique est efficace" est si ancrée (et si bien propagé pour le plus grand profit des "gros"), qu'il devient inconcevable pour beaucoup qu'une organisation non-basée sur la compétition d'entreprises puisse être efficace socialement et économiquement. Le corolaire : tout ce qui ne gagne pas d'argent est mauvais.
Ce Monsieur est un zélateur de ce type de propositions frelatées.
Il pense peut être pouvoir interdire aux citoyens de programmer dans leur garage et de partager leurs résulats... Il va peut être aussi nous sortir des études pas-orientées-du-tout "prouvant" que les administrations sont perdantes avec le libre, et tenter d'infléchir les décisions du gouvernement dans ce sens, pour en bânir Linux et consors. Ca marche dans nombre de grandes entreprises, pourquoi pas aux Finances ?
Quelqu'un sait-il par qui il est payé ? Qui sont les sponsors de son Think Tank ? Aux US, on sait en gros : les lobbyistes de K street sont à 90% financés par les super-riches et pour eux-mêmes. Et ce "Conseil consultatif de l'Internet", combien y touche-t-on, depuis 2 ans, pour la réunion qu'il a tenue ?
Débat de la semaine prochaine : Suffrage censitaire et fromages de la République : quels enjeux pour l'emploi des jeunes ?